Bardage.Info - Numéro 28 - Novembre 2025

TÉMOIN 32 VALÉRIE PRUDOR BARDAGE.INFO #28 NOVEMBRE 2025 LE CONTEXTE Valérie Prudor est déléguée générale de l’Enveloppe métallique du bâtiment depuis plus de 15 ans. L’organisation regroupe les industriels fabricant des produits de construction métallique : bardages, toitures et couvertures, planchers et structures en éléments minces (pannes, lisses et solives). Elle exerce les missions traditionnelles d’une organisation professionnelle ainsi que, en collaboration avec son Institut de l’Enveloppe métallique, des études, des essais et des projets de recherche dans l’intérêt général de ses adhérents. « Les systèmes d’enveloppe acier intégrant de la fibre de bois affichent des performances comparables aux systèmes conventionnels » Entretien avec Valérie Prudor, déléguée générale de l’Enveloppe métallique du bâtiment PROPOS RECUEILLIS PAR ADELINE DIONISI L’Enveloppe métallique du bâtiment et ses partenaires* ont monté le projet Low carbon steel envelope systems (Incseb) dont l’objectif est de développer cinq nouveaux systèmes d’enveloppe acier (façade, toiture et couverture) intégrant une isolation en fibre de bois. Les premiers résultats ont été rendus. Valérie Prudor, déléguée générale de l’organisation professionnelle, fait le point pour Bardage.Info. BARDAGE.INFO Le 12 juin dernier, l’Enveloppe métallique du bâtiment (EMB) accueillait dans ses locaux un workshop sous l’égide du Low carbon steel envelope systems (Incseb). Que présentait-il ? VALÉRIE PRUDOR Cet événement a été l’occasion de rendre les conclusions d’un projet qui a mobilisé six partenaires* de cinq pays européens pendant quatre ans. Son objectif : concevoir de nouveaux systèmes d’enveloppe en acier intégrant un isolant biosourcé et en mesurer les performances pendant deux ans. B.I. Cette initiative répond à un enjeu… V.P. Oui. Depuis quelque temps, les pouvoirs publics français et européens favorisent l’utilisation de pro‑ duits biosourcés. En France par exemple, le Code de l’environnement encourage leur usage dans la commande publique avec dès 2030, un objectif de 25 % des travaux lourds ayant recours à des maté‑ riaux biosourcés ou bas‑carbone. Parallèlement, les exigences de construction décarbonée sont de plus en plus sévères. Au 1er janvier 2026, la RE2020 s’appliquera notamment à tous les bâtiments non résidentiels, notre cœur de métier. La filière de l’enveloppe acier du bâtiment doit donc pouvoir répondre à ces nouvelles obligations. Le tout sans impact sur les autres performances (mécanique, thermique, incendie, acoustique, etc…). Il faut qu’elle soit en mesure de proposer des procédés innovants aux performances validées par tierce partie indépendante. Essai de traction

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