Etanchéité.Info - Numéro 88 - Décembre 2025

TECHNIQUE 24 DÉCRYPTAGE ÉTANCHÉITÉ.INFO #88 DÉCEMBRE 2025 COLLECTIVITÉS Des Recommandations rédactionnelles pour mieux intégrer la végétalisation dans les PLU(i) L’Adivet a publié un document à destination des collectivités pour leur permettre de mieux envisager la végétalisation et ses services écosystémiques. L’objectif : s’intégrer facilement et efficacement en fonction des enjeux identifiés dans les documents d’urbanisme. ADELINE DIONISI CONTEXTE La genèse du document Les effets conjugués de la loi Climat et résilience d’août 2021 et de la loi Aper de mars 2023 qui, pour rappel, imposent la mise en place de végétalisation ou de système de production d’énergie renouvelable en toiture de certains bâtiments, de l’obligation d’ici à février 2028 d’intégrer dans les documents de planification (Plan local d’urbanisme (PLU) dont intercommunal (PLUi) et Schéma de cohérence territoriale (SCoT)) la Zéro artificialisation nette (ZAN) et la tenue des prochaines élections municipales, entraînent nombre de collectivités à se lancer dans la révision ou la modification de leur PLU(i). « Pour l’Association pour la végétalisation de l’îlot bâti et des infrastructures urbaines (Adivet), ce calendrier est l’occasion de promouvoir la végétalisation des toitures auprès des acteurs locaux pour qu’ils les mentionnent de manière appropriée en fonction de leurs objectifs dans leurs documents d’urbanisme », explique Manon Lainé, chargée de mission PLU au sein de l’organisme. ÉTAT DES LIEUX L’analyse de l’existant Pour cibler le plus finement possible les ajouts ou les améliorations à apporter, l’Adivet a croisé les informations. Les premières ont découlé d’un état des lieux d’une centaine de PLU(i) existants en analysant la manière dont la végétalisation des toitures était abordée. « Si, globalement, elle est mentionnée, rares sont les cas où elle est obligatoire. » En outre la manière dont elle est évoquée peut parfois être revue : « Nous avons constaté une grande disparité dans leur mention, par exemple en termes d’épaisseur de substrat. Certains PLU(i) en exigent 50 cm, ce qui n’est souvent pas cohérent avec les obligations techniques que cela implique en termes de charge notamment. Au final, en pensant bien faire, ils finissent par rendre impossible toute végétalisation. Enfin, nous avons observé que les services rendus étaient méconnus. Il arrive même que seul le rôle esthétique soit mis en avant. » THÉMATIQUES Le cadre Les lecteurs d’Etanchéité.Info le savent bien maintenant, les services écosystémiques rendus par une toiture végétalisée vont bien au-delà de l’esthétique. « Parmi eux, nous avons priorisé quatre grands thèmes répondant aux problématiques auxquelles sont principalement confrontés les élus locaux. » À savoir : la biodiversité, la gestion des eaux pluviales, la lutte contre les îlots de chaleur urbains et les toitures biosolaires. « Concernant ces dernières, nous avons délibérément fait le choix de les intégrer en raison d’une demande croissante mais aussi pour mettre un terme à la concurrence entre végétalisation et photovoltaïque. » À partir de là, un groupe de travail dédié s’est penché sur la définition des performances à cibler et des moyens pour les atteindre en fonction de ces objectifs. La compilation de ces éléments a abouti à la publication des Recommandations rédactionnelles pour « Intégrer la végétalisation du bâti dans les PLU(i) » paru il y a quelques semaines, en partenariat avec la CSFE. « Le texte a été rédigé pour être directement transposable dans les documents d’urbanisme. Les collectivités peuvent, si elles le souhaitent, copier-coller nos propositions rédactionnelles ou les ajuster en fonction de leurs spécificités. » En complément, un guide pédagogique accompagne ces Recommandations, revenant sur les définitions, les avantages, l’entretien mais aussi des précisions sur le rôle et les composants du PLU(i). DESTINATIONS Cibles Ces Recommandations s’adressent tout particulièrement aux collectivités, aux intercommunalités, aux associations d’élus comme l’Association des maires de France (AMF) mais aussi à toutes les structures qui

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