Etanchéité.Info - Numéro 88 - Décembre 2025

Rénover une toiture sur bac sec en ERP renovationeleclerc.recticelinsulation.fr E.Leclerc : une rénovation énergétique performante, durable et légère avec le système Light Roof Powerdeck®+ Pose sans écran thermique Conformité sécurité incendie : BROOF (t3) et FM approved Conservation du bac sec existant Maintien de l’activité du site pendant les travaux ÉTUDE DE CAS TÉLÉCHARGEZ L’ÉTUDE DE CAS COMPLÈTE Performance thermique élevée R = 5,63 m².K/W grâce à la combinaison: panneau Powerdeck®+ 100 mm et bandes de remplissage TÉMOIN 33 ÉTANCHÉITÉ.INFO #88 DÉCEMBRE 2025 DIDIER MIGNERY bilier, la valorisation de ces ouvrages est certaine. Par exemple, à Paris, dans le 14e arrondissement, nous avons surélevé un immeuble de deux niveaux et quatre logements pour un total de 337 m² dans une copropriété. Les nouveaux appartements mis en vente sont partis comme des petits pains. Le chantier vient de démarrer. La surélévation peut également influencer les politiques publiques. Ainsi, la ville de Strasbourg voulait créer quatre nouvelles ZAC en périphérie avec tous les aménagements urbains induits, notamment de transport. Après notre diagnostic, les élus ont décidé de n’en lancer que deux et de réinjecter le budget prévu dans des projets de revalorisation de l’existant. Au final, tout le monde y gagne. E.I. A combien évaluez-vous le potentiel ? D.M. Il faut garder en tête que ces projets sont généralement de petites tailles. Entre quatre et vingt logements sont créés. À Strasbourg par exemple, nous avons identifié plus de 3 300 immeubles surélevables soit environ 38 000 logements. À Nice, ville déjà très dense, si l’on ne compte que les copropriétés, ils sont 200, soit 3 750 logements. Côté bailleurs sociaux, à Lyon, 3 000 logements pourraient être construits sur les toits du parc social. E.I. Quelle seraient les contraintes techniques qui pourraient empêcher de telles surélévations ? D.M. Nous sommes capables de nous adapter à tous types d’architecture, même s’il est vrai qu’intervenir sur un toit terrasse est plus simple. D’ailleurs, les réfections d’étanchéité sont souvent une occasion à saisir pour lancer de tels projets. Nous étudions évidemment toutes les contraintes techniques générées par une surélévation. Par exemple, à Strasbourg, qui est en zone de sismicité 3, nous limitons, par précaution, les extensions à deux étages. En effet, si l’agrandissement dépasse 30 % de la surface de l’existant, la réglementation impose la réalisation de calculs très complexes qui peuvent rebuter. Nous nous heurtons également parfois aux exigences des Architectes de bâtiments de France (ABF) qui interdisent dans certains cas les surélévations. Néanmoins certains, comme ce fut le cas à Nice, ne refusent pas toutes nos propositions. E.I. Et la question de charges ? D.M. Elle se résout par l’analyse et si besoin le renforcement de la structure. Néanmoins, il est vrai que ce dernier a un coût et nécessite des travaux lourds. Mais la surcharge n’est pas un souci récurrent, notamment sur les ouvrages en béton, d’autant plus que les surélévations sont généralement en structure légère en bois, en acier ou les deux. l

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