Etanchéité.Info - Numéro 89 - Mars 2026

ACTUALITÉS 14 EN BREF ÉTANCHÉITÉ.INFO #89 MARS 2026 SALON Le Mondial du bâtiment change de nom Organisé au Parc des Expositions du 28 septembre au 1er octobre prochains, le salon qu’il ne faut plus appeler Mondial du bâtiment mais Paris Builders Show attend plus de 135 000 participants français et internationaux. Il englobe toujours Batimat, Idéobain et Interclima. S’y ajoute également dorénavant le forum Renodays qui devient annuel. Cette édition sera dévolue au « bâtiment en mouvement », décliné notamment lors de plus de 500 prises de parole et des temps forts inédits, dont le Grand oral politique en amont de l’élection présidentielle. l FEUILLE DE ROUTE La SNBC 3 est loin de faire l’unanimité Publié mi-décembre, le projet de révision de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique, réaffirme le rôle central du bâtiment dans l’atteinte des objectifs climatiques. Mais les moyens proposés pour y arriver déçoivent les organisations professionnelles, notamment le peu de prise en compte de l’isolation de l’enveloppe. Ainsi, la Fédération française du bâtiment (FFB) tout comme l’Association française des industries et des produits de construction (AIMCC) y voient un recul des ambitions notamment en matière de rénovation énergétique d’ampleur « avec un objectif annuel ramené à 250 000 logements contre 700 000 dans la SNBC 2 », précise la FFB dans un communiqué de presse. « De plus, elle acte la dégradation de la performance attendue des rénovations après travaux. L’abandon du niveau de performance « BBC rénovation » en moyenne marque le renoncement à la sobriété énergétique, au profit d’une stratégie centrée sur la décarbonation des consommations, sans réduction significative des besoins », ajoute l’AIMCC. Un « violent recentrage » qui passe d’autant plus mal qu’« il est justifié par un manque supposé de main-d’œuvre. Les entreprises disposent des compétences nécessaires. Les véritables freins tiennent notamment à l’instabilité des aides dont MaPrimeRénov’ », déplore la FFB. Les choix techniques pour réduire les consommations énergétiques sont également sujets à de fortes critiques. L’isolation de l’enveloppe, pourtant essentielle lorsqu’il s’agit de performances thermiques, n’est pour ainsi dire pas évoquée. Les pompes à chaleur sont en revanche présentées comme le levier principal de décarbonation. « Ce changement de cap, aussi techniquement qu’économiquement incohérent, compromet l’atteinte des objectifs réels », alerte la FFB. D’autant plus que « bien isoler les logements est aussi une urgente nécessité pour les habitants qui font face à des situations croissantes de précarité énergétique. C’est aussi le premier levier pour protéger les bâtiments et leurs occupants des changements climatiques et des chaleurs croissantes en été. C’est enfin un investissement pour baisser durablement les factures énergétiques de nos concitoyens », ajoute l’AIMCC. Les critiques envers le volet construction neuve ne sont pas en reste. La FFB dénonce en effet « le décalage entre les hypothèses retenues par la SNBC 3 et les besoins structurels du pays. En limitant les volumes à 310 000 logements neufs par an d’ici 2030, la stratégie s’écarte par le bas de l’estimation récente des besoins par le service statistique du ministère du logement (le SDES), comme des analyses de la profession ». FFB et AIMCC appellent à la révision de son projet. l MATÉRIAUX Produits de construction : une baisse de l’activité généralisée L’enquête d’opinion réalisée fin décembre par l’AIMCC auprès de ses membres révèle qu’aucun secteur de l’industrie de la construction n’est épargné par la baisse de son activité. En cause notamment selon l’association : l’instabilité politique et les contraintes réglementaires. Dans le détail, les ¾ des répondants déclarent une activité stable ou à la baisse par rapport à 2024. Il est constaté « une corrélation entre les baisses en volume et en valeur, contrairement à l’année précédente », constate l’AIMCC. Conséquence directe : l’emploi. « On ne constate aucune évolution positive des effectifs en 2025 » mais de manière générale, les postes des salariés ont pu être maintenus. Pour 2026, « un tiers des industriels s’attend à une reprise modérée de l’activité. La moitié s’attend à une stagnation ou une faible baisse de l’activité ». Bref, le climat est plutôt morose, voire pessimiste : « la demande reste insuffisante. Les contraintes budgétaires et l’impact des échéances électorales figurent parmi les autres contraintes majeures. » l

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