PRÉVENTION CONTRE LES GÎTES LARVAIRES DE MOUSTIQUES SUR LES TOITURES-TERRASSES 1 01 02 03 04 05 06 07 08 09 11 10 12 13 14 15 16 17 18 19 2A 2B 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 971 972 973 974 976 Préambule Les moustiques ont longtemps été considérés avant tout comme une source de nuisance personnelle. Ce n’est qu’à la fin du xixe siècle que la science médicale détermine que certaines espèces constituent les vecteurs de transmission de nombreuses maladies infectieuses. Depuis cette date, les moustiques sont passés d’un objet d’études entomologiques à un enjeu sanitaire. En France et dans les DROM, plus d’une soixantaine d’espèces sont recensées, mais elles ne sont pas toutes nuisibles ou potentiellement vectrices de maladies graves pour l’Homme. Seulement une petite partie d’entre elles sont concernées. Les deux familles les plus incommodantes sont les Aedes et les Culex. Ces deux familles font l’objet d’une surveillance rapprochée et d’interventions ponctuelles en cas de déclaration de maladie vectorielle. Le moustique tigre de son nom scientifique « Aedes albopictus » est parmi les espèces les plus invasives au monde grâce à son adaptabilité aux régions ayant des hivers froids. Il s’est implanté pour la première fois en France métropolitaine en 2004, dans 6 communes du sud-est des Alpes-Maritimes puis en Corse, dans la commune de Bastia en 2006. Entre 2004 et 2019 l’aire d’implantation de l’espèce s’est accrue de manière significative. Au début de la saison de surveillance 2019, l’espèce est ainsi implantée dans 51 départements. Début 2024, 78 départements sont colonisés par le moustique vecteur Aedes albopictus (sur les 96 départements métropolitains). Il est également présent à La Réunion et à Mayotte. Il est à l’origine de la transmission de la dengue, du zika et du chikungunya. Dans les départements français d’Amérique (Guadeloupe, Martinique, Guyane), le vecteur à l’origine des principales épidémies de dengue, de fièvre jaune, de chikungunya et, depuis fin 2015, de Zika est le moustique Aedes aegypti. Le moustique tigre est essentiellement urbain du fait de l’abondance de zones de rétention d’eau dans les villes. En effet, pour se reproduire, le moustique tigre pond ses œufs à proximité de collections d’eau de petites tailles : ce sont des gîtes larvaires. Ainsi, outre son rôle de vecteur, cette espèce de moustique est responsable d’importantes nuisances lorsque les adultes prolifèrent. En effet, piquant le jour, très agressive elle peut perturber durablement la tranquillité et le bien-être des habitants des quartiers dans lesquels elle est installée. Les ouvrages dans le bâtiment sont aussi pointés comme responsables de la prolifération de moustiques en raison des stagnations d’eau visibles ou cachées (regards) inhérentes à la construction et à l’entretien. Compte tenu de la nuisance qu’elles génèrent et de leur capacité à transmettre à l’Homme différentes maladies, la lutte contre ces espèces, qui repose notamment sur l’élimination des gîtes larvaires, représente un enjeu de santé publique. Des dispositifs et mesures de prévention ont été mis en place par les pouvoirs publics pour sensibiliser la population à prévenir la prolifération des moustiques tigres. France Métropolitaine : départements où le moustique tigre est installé au 1er janvier 2024. Source : Direction Générale de la Santé. 5
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