TECHNIQUE 6 ÉTANCHÉITÉ.INFO DÉCEMBRE 2025 TOUT TYPE D’ÉLÉMENTS PORTEURS MISE EN ŒUVRE Les procédés d’étanchéité en partie courante sur La définition des toitures selon la pente est définie : - pour les éléments porteurs en béton dans le NF DTU 20.12 et le NF DTU 43.1 ; - pour les éléments porteurs en tôles d’acier nervurées (TAN) dans le NF DTU 43.3 ; - pour les éléments porteurs en bois ou panneaux à base de bois dans le NF DTU 43.4. Sont ainsi considérées comme inclinées les toitures dont la pente est supérieure à 5 %. Elles ne peuvent qu’être inaccessibles, techniques, végétalisées et rampes d’accès pour véhicules (dont la pente est limitée à 18 %). Les pentes peuvent être réalisées soit directement par l’élément porteur soit par des formes de pente rapportées en béton ou mortier (uniquement avec l’élément porteur maçonné) ou encore par la mise en œuvre d’un isolant penté. Attention, cette dernière disposition constructive est admissible dans le neuf et en rénovation pour les ouvrages béton (voir les Règles professionnelles de la CSFE sur les « Isolants supports d’étanchéité en indépendance sous protection lourde ») mais uniquement en rénovation lorsque l’élément porteur est en TAN ou en bois ou panneaux à base de bois. PENTE SUPÉRIEURE À 5 % De manière générale, au-delà de 5 % de pente, la mise en œuvre d’un complexe d’étanchéité en indépendance n’est pas possible en raison du risque de glissement. Ce dernier est dû au fluage de la membrane lié à la température de surface. Lorsque le revêtement est en asphalte, la limite est de 3 % Les préconisations spécifiques qui s’appliquent concernent notamment le mode de fixation des composants du procédé d’étanchéité. On retiendra notamment que, pour les bicouches bitumineux autres que fixés mécaniquement et autoadhésifs, dans les cas de pente supérieure à 20 % (système soudé sur isolant surfacé à l’EAC) ou à 40 % (système sans EAC), des fixations mécaniques en tête des lés d’étanchéité sont mises en œuvre. Le haut des lés de la dernière couche du revêtement d’étanchéité est fixé avec interposition de plaquettes à raison d’une fixation tous les 20 cm. Dans le cas des éléments porteurs en bois, il est possible de les remplacer par une bande de clouage continue à raison d’une fixation tous les 10 cm. PENTE SUPÉRIEURE OU ÉGALE À 100 % Lorsque la pente est supérieure ou égale à 100 %, les revêtements d’étanchéité ci-avant et avec élément porteur maçonné ou en TAN seront, de plus, renforcés ou la longueur des lés limitée à 5 m. Les procédés intégreront également des butées de l’isolant thermique fixées à l’élément porteur. En bois ou en métal et de hauteur sensiblement égale à l’épaisseur des panneaux isolants, elles sont disposées perpendiculairement à la ligne de la plus grande pente. L’écartement des lignes de butées ne doit pas excéder 5 m sauf dans le cas des TAN où la butée n’est prévue qu’à l’égout. Pour les systèmes fixés mécaniquement, le DTA définit la densité des fixations qui peut être augmentée à partir d’une certaine pente. Pour certains systèmes, à partir d’une pente de 40 ou 100 %, avec Au-delà d’une pente de 5 %, une toiture est considérée comme inclinée. Le procédé d’étanchéité doit donc intégrer des dispositions constructives spécifiques pour permettre d’éviter les phénomènes de glissement. 9 8 7 6 4 3 2 1 1 - Élément porteur 2 - Pare-vapeur 3 - Isolant thermique 4 - Revêtement d’étanchéité 5 - Dispositif de retenue 6 - Couche drainante 7 - Couche ltrante 8 - Substrat 9 - Couche végétale 01 EXEMPLE DE TOITURE VÉGÉTALISÉE EN PENTE
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