Adaptation des toitures avec revêtements d’étanchéité apparents vis-à-vis du changement climatique - Juin 2026 22 sommaire 7.3. Adaptation des toitures avec revêtements apparents vis-à-vis du risque grêle La grêle est un phénomène climatique très localisé, aléatoire et complexe à appréhender. Des travaux sont en cours pour tenter de mieux anticiper ce risque, mais il n’existe pas encore de cartographie « grêle » en France, ni d’essai normalisé permettant de définir des performances minimales par région. Les épisodes de grêles et leurs conséquences sont multifactoriels : • La zone géographique : de nombreuses régions en France ont été touchées ces dernières années par des épisodes de grêle tout à fait exceptionnels ; • La taille des grêlons ; • La vitesse de chute des grêlons ; • La fréquence de survenue. Dans l’attente de la finalisation des travaux en cours, deux principes simples peuvent s’envisager pour se prémunir autant que possible du risque grêle : Privilégier les revêtements d’étanchéité apparents à forte résistance au poinçonnement La résistance au poinçonnement des revêtements d’étanchéité est caractérisée par le classement I du référentiel FIT (norme NF P84-354 : classement d’aptitude à l’emploi des revêtements) : • F : Fatigue • I : Indentation (poinçonnement) • T : Température L’attribution de l’indice du classement I est basée conjointement sur un essai de poinçonnement statique et un essai de poinçonnement dynamique. La norme prévoit 5 classes, de I1 à I5, I5 étant la classe maximale possible. Sans que ce classement ne soit spécifiquement adapté à la grêle, il est un bon indicateur de la robustesse des revêtements face aux impacts. Si une conception avec revêtement apparent est prévue, afin d’anticiper autant que possible le risque grêle, il est recommandé de privilégier les revêtements à forte résistance au poinçonnement, c’est-à-dire présentant un classement I5. C’est notamment le cas de nombreux : • revêtements bitumineux en épaisseur minimale de 5 mm ; • revêtements synthétiques en épaisseur minimale de 1,5 mm ; • revêtements SEL. Il est toujours possible aux fabricants de justifier d’autres dispositions pour accroître la résistance de leurs procédés d’étanchéité autoprotégés face au risque grêle.
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