Adaptation des toitures avec revêtements d’étanchéité apparents vis-à-vis du changement climatique - Juin 2026 24 sommaire Végétaliser les toitures Le rafraîchissement produit par la végétalisation est aujourd’hui connu, que ce soit localement sur la toiture ou à l’échelle de l’îlot bâti. En toiture, l’apport de végétation concerne : • Les toitures végétalisées (extensives, semi-intensives ou intensives dites jardin) ; • Les toitures biosolaires. Le rafraîchissement est lié : • A la barrière que constitue la végétalisation entre le revêtement et le rayonnement solaire : Si lors d’une journée ensoleillée la température de surface d’un revêtement apparent peut atteindre aujourd’hui 80 °C, le même revêtement couvert par un complexe de végétalisation demeure à une température de l’ordre de 30 °C, soit une différence de près de 50 °C. L’énergie est absorbée par la végétation et n’est plus restituée sous forme de chaleur par les surfaces minérales. • Au rafraîchissement produit par l’évapotranspiration du complexe de végétalisation (à condition d’un entretien régulier et d’une irrigation adaptée) : Les plantes et leur couche de culture rejettent l’eau absorbée pour assurer leur croissance, sous forme de vapeur. Ce processus physique consommateur d’énergie thermique, a pour conséquence une baisse de la température de l’air au-dessus de la végétation. Ce phénomène permet aux toits (et aux façades) végétalisés d’agir sur le climat urbain dans le sens d’une réduction de la température estivale. Les chiffres avancés par diverses études font état d’un rafraîchissement de l’air ambiant de 3 °C à 5 °C, tandis que la différence de température ressentie est en moyenne de -13 °C (PET Physiological Equivalent Temperature). L’importance de ce rafraîchissement, qui améliore le confort thermique pour l’usager, est directement fonction : • De la densité de végétation en toiture ; • Du pourcentage de la toiture couverte par la végétation ; • De la présence d’eau en toiture, notamment dans le support de culture. 7.5. Adaptation des toitures avec revêtements apparents vis-à-vis du risque moustiques La prolifération des moustiques, notamment en milieu urbain, représente un enjeu majeur de santé publique. Le moustique tigre, vecteur de maladies graves telles que la Dengue, le Zika et le Chikungunya, continue de coloniser de nouvelles zones en France. En 2026, le moustique est désormais présent dans 83 départements métropolitains ainsi qu’à La Réunion et Mayotte. La CSFE, avec la collaboration de EID Méditerranée, de la Direction Générale de la Santé (DGS) et 3 Agences Régionales de Santé, a édité un Guide de bonnes pratiques spécifique pour la prévention contre la création de gîtes larvaires, disponible sur le Kiosque Etanchéité-Bardage de la CSFE (https ://kiosque-etancheite-bardage.com/). Les études menées par l’établissement public EID Méditerranée ont montré : • que les toitures avec revêtements apparents ne présentent pas de risques vis-à-vis de la prolifération des gîtes larvaires. • que seul le cas spécifique des toitures terrasses avec dalles sur plot à pente nulle peut, par manque d’entretien, présenter un risque de formation de gîtes larvaires. Guide de bonnes pratiques spécifique pour la prévention contre la création de gîtes larvaires GUIDE BONNES PRATIQUES PRÉVENTION contre les GÎTES LARVAIRES DE MOUSTIQUES sur les toitures-terrasses ÉDITION 1 - NOVEMBRE 2024 GUIDE
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