Bardage.Info - Numéro 29 - Mai 2026

ARRAS Les façades créent le lien À Arras, l’Ehpad associatif Jean-Marie Alexandre-Résidence des arts s’est installé dans l’ancien conservatoire de musique, de danse et d’arts dramatiques de la ville. À l’occasion, le bâtiment a été reconfiguré et agrandi. L’extension et son architecture contemporaine jouent la prolongation avec l’existant classé monument historique notamment grâce au traitement de ses façades. Conçues par les architectes des agences Imagine Architecture et Parallèle Architectes, les façades de l’extension de l’Ehpad associatif Jean-Marie Alexandre-Résidence d’Arras combinent plusieurs matériaux. « L’enjeu était d’assurer une continuité avec le bâtiment existant classé monument historique tant sur le plan esthétique que technique », explique Samuel Steenkiste, chef de secteur pour l’entreprise Sergeant (filiale de Soprema Entreprises), en charge du lot. La grande majorité des habillages a été mise en œuvre en suivant les dispositions constructives du bardage rapporté ou de la vêture. Ont ainsi été posés 1 200 m² de bardage en verre (Lite-Point de Saint-Gobain), 590 m² de bardage en ardoises (Cedral by Etex), 375 m² de vêture en pierre naturelle (Veticlip de Vetisol) et 50 m² de zinc à joint debout. Sans oublier 2 800 ml de brise-soleil en terre cuite (Terreal). Chaque revêtement répondant à un mode de pose spécifique, les intervenants se sont donc adaptés, à chaque fois, à une technique différente. Ainsi, les parements en ardoise fibre-ciment sont liaisonnés à une ossature bois associée à une isolation en laine de verre, un lattage et un contre lattage (pour assurer la ventilation du système) via des crochets. « Par endroits, nous avons intégré des entretoises de charpente traversant le bardage pour reprendre les ossatures métalliques des brise-soleil en terre cuite », souligne Frédéric Olivier, chef d’équipe couverture. Une configuration qui a imposé un calepinage et une mise en œuvre de ces derniers au millimètre. En outre, « le dégradé de teintes des bardeaux rappelle les matériaux et les coloris de l’ancien conservatoire », rappelle Samuel Steenkiste. Quant à la pierre naturelle, elle est rapportée en façade par des agrafes fixées sur des rails en inox. Pour les compagnons, c’est la pose des vitrages qui a été la plus complexe. « Nous n’avions encore jamais eu affaire à ce type de produit très spécifique », indique Samuel Steenkiste. Et assez contraignant de par son poids (jusqu’à 90 kg pour certains éléments) et le fait qu’il est non recoupable sur chantier. « Le moindre écart le rend inutilisable. » La préparation en amont a été déterminante pour la réussite du projet, aussi bien au niveau du bureau d’études que du relevé géomètre. Chaque panneau a été fixé à la ventouse sur la double ossature aluminium, ajustée, là encore, au millimètre. « La mise en œuvre a nécessité une rigueur à toute épreuve pour rapporter le système d’accrochage des vitrages et ajuster le rail », décrit Pascal Wojtera, chef d’équipe pour l’entreprise Sergeant. L’établissement a été inauguré en décembre 2024 et peut accueillir jusqu’à 84 résidents et une cinquantaine de professionnels. l © David Coppieters ACTUALITÉS 15 BARDAGE.INFO #29 MAI 2026 PROJETS

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