RÉALISATION 28 BARDAGE.INFO #29 MAI 2026 LOGEMENTS PARIS Surélévation en façades légères Dans le 20e arrondissement, un bâtiment commercial en rez-de-chaussée s’est transformé en immeuble de quatre étages accueillant des logements sociaux. La façade a été mise en œuvre grâce à un procédé avec isolation répartie. Le long de la petite ceinture, à côté du jardin de la gare de Charonne, le projet immobilier de 24 appartements sociaux du 122 rue d’Avron dans le 20e arrondissement de Paris a été livré à la fin de l’année 2025. Il bénéficie d’une situation privilégiée, « à la rencontre entre espaces ferroviaire et urbain offrant des capacités d’ouverture et une reconquête paysagère et écologique », décrivent ses concepteurs de l’atelier François Larroche Architecture. Au départ, il n’y avait qu’un commerce en rez-dechaussée. Désormais, c’est un immeuble de quatre étages qui s’élève et se combine avec celui de la rue de la Volga et ses murs de briques. « Les logements profitent ainsi de leur double exposition ainsi que de la création d’une cour intérieure pour proposer des appartements traversants. Leur accessibilité se fait par un escalier extérieur. » CONTRAINTES Pour réaliser cette surélévation d’ampleur, « le procédé mis en œuvre sur l’existant devait être léger pour lui permettre de supporter les charges », rappelle Daniel Mendes, responsable études et commerce pour l’entreprise GCEB en charge, entre autres, du lot bardage. C’est donc une structure poteaupoutre en béton qui a été rapportée, « dont seuls les planchers constituent le nu de la façade ». Le remplissage est réalisé par un procédé avec isolation répartie qui associe isolation extérieure, isolation intérieure et systèmes d’étanchéité à l’eau et à l’air. Côté extérieur, il est composé de platines liaisonnées aux nez de plancher sur lesquelles viennent se fixer des profilés métalliques verticaux en U. Ce design leur permet de recevoir et de maintenir l’isolation en laine de verre de 120 mm d’épaisseur. Un pare-pluie recouvre l’ensemble. L’ossature verticale de bardage est rapportée au droit des profilés avant la pose des parements. « Ces derniers sont en panneaux de plaquettes de brique serties dans une mousse rigide » pour rappeler les briques du bâtiment voisin. Le calepinage des profilés a fait l’objet d’une étude rigoureuse. « Un géomètre a fait un premier relevé des nus et de l’altimétrie des nez de dalle puis nous avons numérisé l’ensemble de la façade au laser afin de déterminer précisément l’emplacement des platines. » En effet, les montants devaient également intégrer les menuiseries qui arrivaient en bloc sur chantier. « Au droit des fenêtres, des chevêtres horizontaux viennent renforcer la structure verticale pour les accueillir. » Côté organisation de chantier, « nous nous faisions livrer en matériaux au compte-goutte. Une bande de trottoir nous avait été réservée mais elle était insuffisante pour assurer le stockage de l’ensemble des façades ». Le recours à des nacelles ciseaux a été nécessaire pour la mise en œuvre. l LES INTERVENANTS Maître d’ouvrage : SCCV Avron Volga, Kalilog (Kaufman & Broad), Active Promotion Architecte : Atelier François Larroche Architecture Entreprise de bardage : GCEB LES PRODUITS Façade à isolation répartie : système F4 (Isover) Parements : Vetabric (Vetafrance) Une surélévation de quatre étages a été réalisée sur un bâtiment en rez-de-chaussée. Bardage rapporté traditionnel sur les retours de façade Sur les pignons et la façade arrière, le même parement en panneaux de plaquettes de brique a été mis en œuvre mais en suivant cette fois les dispositions classiques des bardages rapportés ventilés sur support béton avec ITE. © GCEB © GCEB Le procédé de façade à isolation répartie est fixé sur les nez de planchers.
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