DOSSIER 20 CONDITIONS DE TRAVAIL ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 Pour éviter ces dangers, tout est dans l’analyse du risque incendie préalablement au chantier, en prenant en compte ses spécificités. L’organisation est primordiale et notamment la définition de zones de stockage différenciées selon qu’il s’agit de matériaux, de bouteilles de gaz, de déchets et respectant des distances de sécurité entre chaque. L’approvisionnement et la manipulation des bouteilles doivent suivre un protocole strict tant en termes de déplacement que de nombre. Les chalumeaux seront, quant à eux, équipés d’un support de repos pour permettre de les poser la buse vers le haut. Ils disposeront d’une longueur de lance adaptée aux travaux à effectuer. Des extincteurs en nombre suffisant compléteront l’équipement. De manière générale, l’étancheur doit se conformer aux instructions d’utilisation du fabricant. Quant à la manutention, elle expose le compagnon non seulement aux chutes de hauteur mais aussi aux heurts, aux chutes de plain-pied, aux troubles musculosquelettiques (TMS) … En cause entre autres : le port de charges lourdes, le renversement de grues de terrasse, la mauvaise réception de matériaux grutés, l’encombrement de la toiture… « Le moyen de levage doit être correctement dimensionné aux charges à transporter et la zone de réception sécurisée vis-à-vis des chutes de hauteur », insiste Valérie Tournier. Le port des EPI prend également ici tout son sens. Casque, gants, chaussures de sécurité, lunettes protectrices… et, en cas d’absence de protection collective sur la zone de réception, système d’arrêt de chute. Autant d’équipements qui, s’ils ne suppriment pas les risques, permettent que ceux-ci soient sans conséquences graves. « Le port de lourdes charges à deux est aussi primordial », ajoute Bertrand Morin. TRANSMISSION « On sait comment éviter les drames. Nous disposons des outils pour, poursuit-il. Mais il faut que les compagnons se les approprient et les utilisent à bon escient. » À qui revient cette tâche ? Au chef d’entreprise qui doit assurer la sécurité de ses salariés et est déclaré responsable en cas d’accident. La démarche est d’ailleurs réglementaire. Chaque entreprise est tenue de rédiger son Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). « Pour chaque poste de travail, nous devons définir un protocole d’actions selon les risques qui lui sont inhérents, explique Julien Guilbert. Il est régulièrement mis en jour en fonction des retours d’expérience et des évolutions techniques. » Ces informations doivent être accessibles et communiquées à l’ensemble des collaborateurs. « La transmission des procédures est un Parmi les différents types de gardecorps disponibles, certains sont, comme ici, autoportants. Sécurité et conditions de travail sur chantier d’étanchéité l’émission À voir dès maintenant ! Rendez-vous sur etancheiteinfo.fr ©Frénéhard & Michaux
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