Etanchéité.Info - Numéro 90 - Juin 2026

LE MAGAZINE DES PROFESSIONNELS DE L’ÉTANCHÉITÉ ET DE L’ISOLATION SEPT. 2026 NUMÉRO 91 P. 32 RÉALISATION Arles Hommage à l’architecture et au Brésil P. 16 DOSSIER Sécurité Prévenir pour ne pas avoir à guérir P. 38 TÉMOIN Frédéric Carré Président de la Fédération française du bâtiment

La solution EPDM pour une rénovation durable • DTA n°5.2/19-2644_V2 • Certificat FLL • Classement feu BROOF (t3) • Classement FIT : F5 I5 T4 www.resitrix-epdm.fr Durabilité > 50 ans Très résistante Grande élasticité 100 % recyclable Plus d’infos :

ÉDITO 3 ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 10-31-1495 ÉTANCHÉITÉ.INFO est une publication trimestrielle de l’Association pour la promotion des métiers de l’étanchéité APME-PROMÉTHÉE, éditée sous l’égide de la CSFE. WWW.ETANCHEITEINFO.FR CSFE 6-14, rue La Pérouse, 75784 Paris cedex 16 Tél. : 01 56 62 13 20 Fax : 01 56 62 13 21 Directrice de la publication Edwige Parisel Comité de rédaction Agapé Ambs, Manuel Decoodt, Corinne Foubert, Serge Grégoire, Gilles Guyoton, Cédric Hotton, Loreleï Housset, Sinicha Knezevic, Marie-Alice Lacoste, Mathieu Lechantre, François Michel, Line Nguyen, Edwige Parisel, Carole Mahé Peyre, Valérie Rougemont, Aurélien Sollet ABONNEMENT GRATUIT sur simple demande : 01 56 62 13 20 PYC MÉDIA Étanchéité.info est éditée par 16-18, place de la Chapelle 75018 Paris Tél. : 01 53 26 48 00 - www.pyc.fr Actionnaire principal : Edith Sarl Rédaction Bastien Cany (47 85) b-cany@pyc.fr Adeline Dionisi (48 05) a-dionisi@pyc.fr Rédacteur graphiste François Bordrez Publicité Morgane Gargadennec (48 03) m-gargadennec@pyc.fr Lucie Bechet (88 86) l-bechet@pyc.fr Aurélie Degasse (47 89) a-degasse@pyc.fr (chargée de relations annonceurs) Design graphique © Marge Design Couverture © Tommy Faure-Brac - Provence Drone Immo Infographie Laubywane N°ISSN : 1958-3575 Dépôt légal à parution Impression, façonnage ILD ZAC Artois Pôle 2 - Allée de Belgique 62128 Wancourt Papier : UPM Star Silk 90gr Origine du papier : Kaukas en Finlande Taux de fibres recyclées : 0 % Taux d’eutrophisation : 0,004 Kg / tonne Certification PEFC 100% « Face aux nouvelles contraintes climatiques, la toitureterrasse s’impose comme une barrière.» Avec l’été 2026 et ses vagues de chaleur records, l’urgence d’adapter nos villes au défi climatique n’est plus à démontrer. Les toitures, notamment, sont mises à rude épreuve : températures de surface dépassant les 90 °C lorsque le thermomètre franchit régulièrement la barre des 40 °C, épisodes de grêle plus fréquents et plus intenses… Face à ces nouvelles contraintes, la toitureterrasse change de statut : elle ne se contente plus de protéger le bâtiment, elle s’impose comme une barrière climatique. Ce 91e numéro d’Étanchéité.Info témoigne de cette évolution. Vous y découvrirez notamment le nouveau guide de recommandations de la CSFE, consacré à l’adaptation des procédés d’étanchéité apparents. Sur le terrain, nos entreprises apportent déjà des réponses concrètes : des procédés plus résistants face aux sollicitations climatiques de plus en plus sévères, mais aussi des solutions de végétalisation et des revêtements réflectifs « cool roof » qui contribuent à rafraîchir nos villes. Cette capacité à innover dépasse le seul enjeu climatique. C’est ce même esprit que nous mettrons à l’honneur lors de la Soirée de l’innovation de l’étanchéité et du bardage, organisée par notre Chambre syndicale le 25 novembre prochain à Station F à Paris. Nous y explorerons les premiers apports de l’intelligence artificielle aux métiers de la construction et mettrons en lumière de jeunes start-up développant des solutions de pointe : drones, organisation des chantiers, économie circulaire… Autant d’innovations qui dessinent les métiers de demain. « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », écrivait Antoine de Saint-Exupéry dans Citadelle. C’est précisément l’ambition que poursuit la CSFE aux côtés des acteurs de la profession : anticiper les transformations et accompagner l’adaptation de nos métiers aux défis de demain. Excellente lecture à toutes et à tous ! Innover pour adapter nos toitures au climat de demain EDWIGE PARISEL, DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DE LA CSFE

NO VIRGIN BITUMEN DERBIGUM : des membranes bitumineuses parmi les moins impactantes sur le réchauffement climatique, FDES à l’appui. Depuis près de 35 ans, Derbigum perfectionne en continu son procédé de recyclage breveté, avec une ambition claire : allier responsabilité écologique et innovation. Les membranes de la Gamme DERBIGUM NT intégrent déjà 25 à 30 % de matériaux recyclés. Aujourd’hui, nous allons plus loin avec la technologie Novitumen®, un mélange composé à 100 % de bitume recyclé. Découvrez le premier mélange bitumineux au monde sans bitume vierge : Novitumen®, la nouvelle matière première signée Derbigum www.derbigum.fr * * Pas de bitume vierge Nouvelle technologie NOVITUMEN®

SOMMAIRE 5 ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 34 16 P. 36 RENCONTRE Thibault Lhermitte, dirigeant des Étancheurs parisiens (groupe Smac) à Aubervilliers (93) P. 38 TÉMOIN Frédéric Carré Président de la Fédération française du bâtiment (FFB) P. 42 AGENDA À lire, à voir, à savoir. P. 07 TABLEAU DE BORD P. 08 ACTUALITÉS Batimat : 4 jours de salon dédiés aux transformations du secteur du bâtiment P. 9 En bref P. 16 DOSSIER Sécurité Prévenir pour ne pas avoir à guérir La sécurité et les conditions de travail des compagnons étancheurs ne s’improvisent pas. Sous la responsabilité du chef d’entreprise, les règles et les équipements adaptés doivent être réfléchis dès l’amont du chantier et transmis à l’ensemble des intervenants. Sommaire #91 | Sept. 2026 P. 24 TECHNIQUE Décryptage Les pathologies des toitures avec étanchéité passées au crible P. 26 Fiche technique Les charges descendantes dans les NF DTU 43.1 et 43.11 P. 28 FAQ Comment adapter les toitures avec étanchéité apparente aux événements climatiques extrêmes ? P. 30 RÉALISATIONS Limoges Des quais pour accueillir tout le monde P. 32 Arles La toiture du musée rend hommage à l’architecture et au Brésil P. 34 Paris Les vacances pour rénover L’étanchéité de la cour d’école a été refaite pour installer de nouveaux équipements. © Frénéhard & Michaux © Etancheco

Rockfit PV Bâtiment logistique à Beauvais Préserver la performance au feu de votre toiture avec un isolant incombustible permettant de conserver l’existant et d’installer un système photovoltaïque. La solution Découvrez comment une solution d’isolation en laine de roche peut préparer durablement les toitures aux projets photovoltaïques, à travers l’exemple concret d’un chantier de rénovation mené sans interruption de l’activité du bâtiment. www.rockwool.fr Protégez vos bâtiments des incendies Réduisez vos émissions carbone Produisez de l’énergie via le photovoltaïque N’interrompez-pas votre activité durant la rénovation Simplifiez-vous l’installation Utilisez un isolant recyclable à l’infini CONSERVER & AMÉLIORER DURABLEMENT vos toitures-terrasse acier Nouveau RÉNOVATION

ACTUALITÉS 7 TABLEAU DE BORD ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 INDICATEURS Le non résidentiel en baisse généralisée Les chiffres de la construction sont mauvais dans le non résidentiel. Les logements s’en sortent mieux, surtout en matière de mises en chantier. LES CHIFFRES DU MOIS 20 265 C’est le nombre de demandes MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur déposées auprès de l’Anah au 1er semestre 2026, contre 95 000 en 2025. 3C’est le nombre d’années de prison ferme auquel a été condamné un dirigeant d’entreprise de rénovation énergétique pour escroquerie. S’y ajoutent une lourde amende et une interdiction d’exercer. 450 000 C’est le nombre d’entreprises du bâtiment (hors micro entreprises) au chiffre d’affaires positif recensées en 2025. 422 700 sont de taille artisanale. (source : FFB) 1 731 000 C’est le nombre d’actifs travaillant dans le secteur du bâtiment : 1 234 000 salariés, 90 000 intérimaires et 407 000 non-salariés. (source : FFB) LOGEMENTS COLLECTIFS ◊ 4,2 % Baisse du nombre de permis de construire de logements collectifs en juillet 2026 par rapport au mois précédent. ÷ 11 % Hausse du nombre de mises en chantier de logements collectifs en juillet 2026 par rapport au mois précédent. Les chiffres LOGEMENTS ◊ 2,5 % Baisse du nombre de permis de construire de logements neufs en juillet 2026 par rapport au mois précédent. ÷ 8,9 % Hausse du nombre de mises en chantier de logements neufs en juillet 2026 par rapport au mois précédent. LOCAUX NON RÉSIDENTIELS ◊ 9,9 % Baisse des surfaces autorisées à la construction de locaux non-résidentiels de mai à juillet 2026 par rapport à la même période il y a un an. ◊ 1 % Baisse des surfaces mises en chantier de locaux non-résidentiels neufs de mai à juillet 2026 par rapport à la même période il y a un an. BUREAUX ◊ 9,1 % Baisse des surfaces autorisées à la construction de bureaux neufs de mai à juillet 2026 par rapport à la même période il y a un an. ◊ 22,7 % Baisse des surfaces mises en chantier de bureaux neufs de mai à juillet 2026 par rapport à la même période il y a un an.

ACTUALITÉS 8 EN BREF ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 SALON Batimat : 4 jours de salon dédiés aux transformations du secteur du bâtiment Réuni avec Idéobain, Interclima et Renodays sous la nouvelle appellation Paris Builders Show, Batimat se tient du 28septembre au 1er octobre au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. C’est parti pour une nouvelle édition de Batimat. Au sein des pavillons 1, 5.1 et 7.2, les visiteurs pourront assister à plus de 80 conférences aux formats divers et variés, « afin de permettre à chacun de participer au maximum de présentations », explique-t-on dans le dossier de presse du salon. On y parlera décarbonation, économie circulaire et réemploi, architecture engagée, nouvelles méthodes et nouveaux outils, rénovation et performance du bâti, formation et montée en compétences, digitalisation et pilotage de la data. Ainsi, les Batitalks (Agora 1), d’une durée d’une heure, porteront un éclairage sur les grandes problématiques auxquelles est confronté le secteur. Au menu par exemple « l’architecture peut-elle changer le monde ? » ou « Réinventer l’habitat : nouvelles vies, nouveaux lieux ». Pour des sujets plus pointus, une grosse quinzaine de conférences sera accessible chaque jour. En parallèle, les Experts’ Corners donneront la parole aux institutionnels (FFB, Ademe, OPPBTP…) sur leurs thématiques de prédilection tandis que les colloques confronteront les regards pour une analyse du marché et des tendances. Les plus pressés pourront assister aux pitchs de 10 minutes des start-up sur l’espace Construction Tech. Quant aux espaces d’exposition, qui devraient accueillir plus de 1 100 exposants, ils sont divisés en plusieurs zones pour simplifier les parcours : structure et enveloppe, Equipbaie, construction hors-site, construction tech, interior et design, organismes & services et matériel & outillage – véhicules & équipements. Toutes les informations sont disponibles sur batimat.com l Pendant 2 jours, la rénovation à l’honneur Les 28 et 29 septembre se tient le forum Renodays, qui devient également annuel. « Paris Builders Show 2026 affirme sa volonté de donner toute sa place à ce marché stratégique », peut-on lire dans le dossier de presse de l’événement. Il s’appuiera sur des formats de prises de parole interactifs et à forte valeur ajoutée (workshops, masterclass, Renotalks, café de la rénovation) et réunira une cinquantaine d’exposants au cœur du Pavillon 7.1.

SALON Metal Expo prend son indépendance Jusque-là associé au Mondial du bâtiment, le salon Metal Expo, dédié à la filière métal, tiendra sa première édition en propre du 28 au 30 septembre 2027 Porte de Versailles à Paris. Initié par l’Union des métalliers en 1998, l’événement n’a plus répondu, au fil des années, aux attentes des professionnels du secteur. Pour y remédier et instaurer un « nouveau rendez-vous fédérateur », l’organisme professionnel a donc choisi de créer un mouvement collectif avec l’ensemble des organisations de la filière rassemblées au sein de la Maison de la construction métallique : le Syndicat de la construction métallique de France (SCMF), le Centre technique industriel de la construction métallique (CTICM), le Réseau Esa, l’Enveloppe métallique du bâtiment (EMB) et ConstruirAcier. Le salon s’adresse à l’ensemble des acteurs impliqués à toutes les étapes d’un projet de construction : dirigeants d’entreprise, responsables d’atelier et de production, conducteurs de travaux, bureaux d’études et professionnels impliqués dans les ouvrages métalliques. Il accueillera également les prescripteurs (architectes, maîtres d’œuvre, donneurs d’ordre publics et privés) qui intègrent le métal au cœur de leurs projets. « En devenant le salon de la filière métal, Métal Expo crée un espace de rencontres et d’échanges qualitatifs. Nous souhaitons faire de ce rendez-vous un événement privilégié entre tous les acteurs de la filière, propice à de nouvelles opportunités et perspectives », précise Louis Richard, vice-président de l’Union des métalliers. Avec en ligne de mire les grands enjeux du secteur : la décarbonation, la souveraineté industrielle, l’attractivité des métiers, le numérique et l’intelligence artificielle. Pour accompagner cette évolution, l’organisation du salon s’appuie sur deux partenaires : Pyc Media et Infopro Digital. l ÉNERGIE Le photovoltaïque a aidé à la stabilisation énergétique pendant les canicules Une étude du think tank spécialisé Ember souligne qu’en Europe, le solaire a été la seule source d’énergie à avoir été plus performante en juin et juillet qu’en dehors des périodes de très forte chaleur. En effet, la hausse des températures augmente les besoins en énergie en raison notamment du recours massif à la climatisation. Mais « les effets de la chaleur extrême sur les systèmes électriques vont au-delà de la hausse de la demande, soulignent les auteurs de l’étude. Tous les modes de production d’électricité sont touchés, ce qui risque de restreindre l’approvisionnement. Les équipements du réseau sont soumis à des limites thermiques. Les lignes électriques aériennes, par exemple, peuvent transporter moins d’électricité lorsque la température ambiante est élevée et d’autres équipements, tels que les transformateurs du réseau, peuvent surchauffer ». Sans parler des centrales nucléaires. « La vague de chaleur pourrait avoir affecté jusqu’à 18 % de la capacité nucléaire française, contre une estimation de 15 % lors de l’épisode de chaleur de juin 2025. » Avec comme autre conséquence : la hausse du prix de l’électricité avec des chiffres parfois spectaculaires : + 119 % en Hongrie et + 44 % en France. Le seul à sortir gagnant de cette situation, c’est bien le photovoltaïque qui a bénéficié d’un temps clair et ensoleillé. Comparée à des mois de juin et juillet « classiques », la production solaire a augmenté en France de 17 %. Du jamais vu. « Elle a contribué à stabiliser les réseaux européens cet été. En juin et juillet, elle a fourni 25 % de l’électricité de l’UE, un niveau jamais atteint auparavant. Cette production accrue a permis de limiter la hausse des prix en journée. » Autre avantage : le bon timing. « Cette production coïncide largement avec le pic de demande d’électricité lié à la climatisation. Lors de la vague de chaleur de juin, Ember a estimé qu’une installation solaire résidentielle typique au Royaume-Uni produisait suffisamment d’électricité pour alimenter le climatiseur d’un foyer moyen pendant cinq heures. » l ACTUALITÉS 9 EN BREF ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026

PROFESSION Etanchéité et bardage : soirée de l’innovation le 25 novembre Le 25 novembre prochain, la Chambre syndicale régionale de l’étanchéité IDF avec le soutien de la CSFE, organise, en partenariat avec Impulse Partners, une soirée spéciale à la station F à Paris. Dédiée à l’innovation dans les métiers de l’étanchéité et du bardage, elle est destinée aux entreprises du secteur mais aussi aux professionnels du bâtiment (dirigeants d’entreprise, maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvre, bureaux d’études, partenaires prévention, formation), aux élus, aux collectivités locales et aux étudiants. Elle vise à mettre en lumière les opportunités d’innovation dans la filière et à favoriser les échanges entre acteurs de terrain et start-up. Les participants pourront ainsi notamment découvrir les vainqueurs des Trophées de l’innovation délivrés lors du salon Top of the Roof en mars dernier (voir Etanchéité. Info n°90) et assister à une table ronde sur l’IA au service du bâtiment. La soirée se poursuivra dans l’espace exposition où les participants pourront assister aux pitchs des start-up et rencontrer des jeunes à la recherche d’une entreprise. l Places limitées. Inscriptions sur demande à la CSFE (dolk@csfe.ffbatiment.fr) URBANISME La CSFE s’empare de l’adaptation au changement climatique La Chambre syndicale française de l’étanchéité (CSFE) a publié un guide en juin dernier sur les solutions d’adaptation des toitures avec étanchéité apparente aux aléa extrêmes (voir article 28). En parallèle, l’organisation professionnelle rédige actuellement des recommandations à destination des collectivités : « Intégrer aux plans locaux d’urbanismes PLU(i) des critères d’adaptation aux changements climatiques applicables aux toitures-terrasses ». Pour ce faire, le syndicat a intégré dans ses équipes un stagiaire pour une durée de trois mois. Guilhem Ferchaud est actuellement en deuxième année de l’école Polytechnique. l ETRELLES Une toiture conçue pour recevoir du photovoltaïque a posteriori La toiture-terrasse du nouveau pôle industriel du groupe Legendre dédié à la construction bois à Etrelles (35) a bénéficié de la mise en œuvre d’un complexe d’étanchéité permettant l’installation, dans un deuxième temps, de modules photovoltaïques. Posé par l’entreprise Face Atlantique, le complexe d’étanchéité intègre notamment un isolant en laine de roche de classe de compressibilité C (Rockacier C nu Energy, Rockwool) optimisé pour ces types d’application. Classé A1, il est incombustible, caractéristique qui, dans le contexte d’un bâtiment industriel destiné à recevoir des panneaux photovoltaïques, est déterminante. L’ensemble est protégé par une étanchéité bitumineuse. 24 000 m² ont ainsi été mis en œuvre. l ENTREPRISE Smac s’implante en Espagne Le groupe spécialisé dans les travaux d’enveloppe du bâtiment a annoncé l’acquisition d’Acieroid, filiale de Bouygues construction basée à Barcelone. Cette dernière intervient sur tous les aspects de l’enveloppe du bâtiment (façades, couverture…). Elle compte 70 collaborateurs et a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 26 M€. La marque continuera d’exister et l’entreprise disposera d’une autonomie opérationnelle. Pour Smac, l’opération est également symbolique. Elle en avait en effet déjà pris le contrôle en 1974 pour devenir Smac Acieroid. En 1986, Bouygues avait repris l’ensemble puis cédé Smac à Colas en 1999. l © Station F - Wlad Simitch ACTUALITÉS 10 EN BREF ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026

Hall 1 Allée R Stand 054 Rendez-vous sur le salon du 28/09 au 01/10 PARIS Porte de Versailles NESTA | 03 88 20 95 55 | contactpro@nesta.fr www.nesta.fr | Commande en ligne 7j/7 - 24h/24 • Membranes d'étanchéité • Isolant • Dalles et plots • Accessoires terrasses • Couverture métallique et bardage • Lanterneaux • Quincaillerie • Outillage & machines • Sécurité individuelle et collective Solutions D’ÉTANCHÉITÉ 10 agences pour vous servir STRASBOURG • COLMAR • MULHOUSE METZ • NANCY • BORDEAUX • TOULOUSE GENNEVILLIERS • ORLY • COURCELLES-LÈS-LENS

DISPOSITIF Des pistes pour accélérer la baisse de la consommation énergétique dans le tertiaire Trois ans après son entrée en vigueur, le dispositif Éco énergie tertiaire (DEET) s’essouffle et les retards de déclaration persistent. C’est en tout cas le constat du Plan bâtiment durable qui a missionné l’Association des directeurs immobiliers (ADI) et la Fédération des entreprises immobilières (FEI), avec l’appui de l’IFPEB et de l’OID, pour analyser des retours d’expérience et proposer des améliorations. Une cinquantaine d’acteurs publics et privés a été auditionnée permettant de lister atouts et inconvénients du dispositif et d’ainsi mieux comprendre les freins à son développement. Son utilité pour la décarbonation est connue et reconnue. Il mobilise toute la chaîne immobilière et permet à la fois une meilleure connaissance du parc tertiaire national et le partage d’une culture de la performance énergétique. Néanmoins, sa complexité fait retomber un peu l’enthousiasme. La plateforme Operat est jugée peu intuitive avec une collecte et un enregistrement des données fastidieux et peu automatisés voire incohérents. Résultat, les assujettis se démobilisent, qu’ils soient acteurs du tertiaire diffus, grands utilisateurs ou propriétaires. -20 % de déclarations ont été constatées entre 2021 et 2023. Sont également critiqués le chevauchement et le manque de cohérence des réglementations (DEE, DPEB, ZAN…). Ces conclusions sont compilées dans un rapport du comité d’engagement pour la performance des bâtiments tertiaires qui dévoilent également trois pistes « pour un dispositif plus simple, lisible et efficace » : • fluidifier et fiabiliser la collecte des données, en passant notamment par l’utilisation du Référentiel national bâtiment (RNB), la réduction des sous catégories, la remontée des consommations via les gestionnaires de réseau… Pour au final obtenir des données fiables et gagner du temps ; • simplifier l’usage d’Opérat et adopter une logique immobilière en replaçant, par exemple, le bâtiment comme unité principale de déclaration et de pilotage. L’objectif : « ancrer le DEET dans une logique concrète et homogène : un immeuble, une donnée, une trajectoire » ; • préparer la trajectoire 2040 et 2050 pour donner de la visibilité, et créer un cadre cohérent. l ADMINISTRATION Le deuxième « Méga-décret » de simplification intègre le PV Le premier est paru en février dernier. Le second est sorti à la fin juillet. Ce Méga-décret de simplification pour les collectivités territoriales « porte 30 nouvelles mesures réglementaires pour simplifier l’action des élus locaux et permettre aux collectivités de réaliser des économies », explique le ministère de la transition écologique sur son site internet. Leur objectif : faire gagner du temps et de l’argent. Elles sont pour la plupart d’application immédiate. Elles visent, pour un certain nombre d’entre elles, à faciliter les démarches, la publicité et la transmission des pièces nécessaires à l’établissement de dossiers d’urbanisme. « Cela concerne celles liées au droit de préemption, aux demandes de permis de construire, de déclaration de l’achèvement et/ou de la conformité de travaux, d’aménagement de lotissements, d’installation ou de constructions à proximité de certains ouvrages de Défense, de publicité des schémas de cohérence territoriale (SCoT) et des plans locaux d’urbanisme (PLU). » L’une d’elle, par exemple, relève à 3MWc le seuil à partir duquel une installation photovoltaïque est soumise à une étude d’impact environnemental et à un permis de construire, contre 1MWc aujourd’hui. « En allégeant le coût d’instruction de ces dossiers, l’économie réalisée représente 465 000 € annuels pour les entreprises, les collectivités et les services de l’État », avance le ministère. l INDUSTRIE Etex envisage de vendre ses activités d’isolation XPS Etex est entré en négociation avec l’autrichien Austrotherm pour une évenentuelle transaction portant sur la fabrication et la commercialisation d’isolants en polystyrène extrudé en France, en Espagne, en Italie et en Allemagne exploités sous la marque Ursa. Pour le groupe, il s’agit essentiellement de recentrer son activité d’isolation sur la laine de verre et de simplifier et rationaliser son empreinte industrielle. Pour Austrotherm, l’objectif est d’étendre son réseau de production existant pour ce type de matériaux. Cette vente est soumise aux approbations et conditions habituelles, y compris les autorisations réglementaires. l ACTUALITÉS 12 EN BREF ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026

COURTAGE D’ASSURANCE POUR LES PROFESSIONNELS DE L’ÉTANCHÉITÉ, DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS UN COURTIER INDÉPENDANT À TAILLE HUMAINE Courtage Technique du Bâtiment 73 Bis rue du Maréchal Foch CS 10501 - 78007 VERSAILLES CEDEX Tél. : 01 39 23 38 38 Email : contact@ctb-assurance.com Une marque de TESSON DE FROMENT SAS au capital de 11 031 134 € 384 714 655 RCS La Roche sur Yon n° ORIAS : 07 012 258 Notre cabinet reste à votre disposition afin d’étudier la solution la mieux adaptée à vos besoins, vos activités d’étanchéité ainsi que d’enveloppe du bâtiment. TOITURES VÉGÉTALISÉES TOITURES A RETENTION TEMPORAIRE TOITURES BIOSOLAIRES RYSO®pa�k RYSOsphère, expert de la végétalisa�on de toiture - Une équipe disponible pour la concep�on et la réalisa�on de vos projets - Des services (pose, entre�en, arrosage) avec un réseau de partenaires - Une gamme complète de produits pour l’aménagement des terrasses tél. +33 (0)1.82.35.01.91 - contact@rysosphere.fr www.rysosphere.fr DÉCHETS Report de la REP emballages professionnels La REP emballages professionnelles devait entrer en vigueur ce 1er juillet. Ce sera finalement le 1er janvier prochain a annoncé le ministre de la transition écologique Mathieu Lefevre. La raison : « les conditions ne sont pas réunies à date pour permettre un déploiement efficient de cette nouvelle filière pollueur-payeur ». Les travaux communautaires devant permettre d’identifier les opérateurs économiques appelés à contribuer à cette filière n’ont pas encore abouti. Résultat : de nombreux opérateurs économiques ne savent pas s’ils sont tenus d’adhérer auprès d’un des trois éco-organismes de la filière. En outre, la publication tardive des barèmes des éco-organismes a empêché ces opérateurs de prendre en compte cette nouvelle charge dans leur modèle économique. « L’ensemble des incertitudes relatives aux obligations sera levé par l’administration au plus tard en septembre 2026. Nous serons très vigilant quant au fait que ces barèmes correspondent aux projections financières mentionnées dans les demandes d’agrément des éco-organismes. Cette période sera également mise à profit pour achever les travaux techniques, notamment en matière de traçabilité et de développement des standards avec la filière aval. L’objectif est clair : chaque opérateur concerné devra avoir adhéré à un éco-organisme d’ici la fin de l’année, pour une REP pleinement opérationnelle au 1er janvier 2027 », avance le ministère. l Valobat s’associe à Twiice Malrgé le report, les agréments des éco organismes commencent à être délivrés par les pouvoirs publics, dont Twiice associé à Valobat depuis octobre 2025. Les adhérents Valobat metteurs sur le marché de produits et matériaux de construction emballés peuvent souscrire aux services de Twiice, directement depuis leur espace MyValobat Adhérents ou via le site internet de l’éco organisme. ACTUALITÉS 13 EN BREF ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026

ÉNERGIE Photovoltaïque : les chiffres 2025 • La part de la consommation électrique annuelle du pays couverte par le solaire photovoltaïque en 2025 a atteint 7,4 %. • La production a atteint 32,9 TWh, en augmentation de 32,7 % par rapport à l’année dernière. • Avec 5 941 MW raccordés, la puissance du parc solaire s’élèvait à 30 438 MW au 31 décembre 2025. l Sources : Syndicat des énergies renouvelables (SER), RTE Réseau de Transport d’Électricité, Enedis, Agence ORE SECTEURS Marchés des TP et du bâtiment ne se ressemblent pas Le service des statistiques publiques de l’énergie, du transport, du logement et de l’environnement (SDES) a publié les résultats de son étude sur le marché de la construction en 2023. Principal enseignement : les marchés du bâtiment et des travaux publics diffèrent sur bien des points. Ainsi, « le marché global est essentiellement porté par des structures de petite taille dans le bâtiment et par des unités de grande taille regroupées en entreprises plus vastes dans les travaux publics. Le recours à la soustraitance représente près d’un cinquième du chiffre d’affaires total », résume l’organisme. Rien à voir donc entre le tissu économique du bâtiment et celui des travaux publics. Ainsi, dans le détail, les entreprises de 10 salariés ou moins sont prédominantes dans le secteur du bâtiment. Représentant 95 % du total du secteur, elles réalisent un chiffre d’affaires cumulé de 117,2 milliards d’euros, soit 43,5 % de son chiffre d’affaires. Le restant se répartit de manière relativement homogène entre les tranches de taille supérieure. En revanche, dans le secteur des travaux publics, les grandes unités ont un poids plus important : les entreprises de 250 salariés et plus génèrent un chiffre d’affaires de 33,2 milliards d’euros, soit 42,2 % du total de ce secteur. Celles de 50 à 250 salariés contribuent pour 21,5 % tandis que les moins de 50 salariés se partagent les 35,8 % restants. FOCUS BÂTIMENT On s’en doutait un peu aussi : « le recours à la sous-traitance est important dans le secteur de la construction, représentant 19,1 % du chiffre d’affaires du secteur (contre 13 % dans l’ensemble du secteur marchand non agricole non financier en 2023) ». Plus l’entreprise est grande, plus elle y a recours. Ainsi, dans le bâtiment, elle pèse pour 10,7 % pour les entreprises de moins de 10 salariés et monte jusqu’à 31,4 % pour celles de plus de 250 salariés. À noter que les entreprises peuvent elles-mêmes devenir sous traitantes. En moyenne, elles réalisent ainsi 11,3 % de leur chiffre d’affaires. CLIENTÈLE « La clientèle varie selon la taille des structures : les ménages (particuliers ou syndics de copropriété) représentent 55,5 % du chiffre d’affaires construction des entreprises de 10 salariés, contre seulement 7,1 % de celui des plus de 250 salariés. À l’inverse, les entreprises privées et le secteur public comptent respectivement pour 24,9 % et 7,3 % du chiffre d’affaires en construction des 10 salariés et moins, contre 53,5 % et 34,4 % pour les plus de 250 salariés. » L’activité est majoritairement orientée vers le logement (60,4 % du chiffre d’affaires). Si le gros œuvre intervient principalement dans le neuf, le second œuvre concentre les deux-tiers de son activité dans l’amélioration-entretien. l MÉTIERS Découvrir l’envers du décor Les 8 et 9 octobre prochains, la FFB organise les Coulisses du bâtiment. Près de 250 chantiers et ateliers seront ouverts dans toute la France. Pendant deux jours, collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi sont invités à s’immerger dans le quotidien des chantiers. Accompagnés par des professionnels, ils pourront découvrir des projets emblématiques et mesurer les enjeux techniques, environnementaux et humains qui animent le secteur. l ACTUALITÉS 14 EN BREF ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026

LE PREMIER SYSTÈME «TOUTENUN» SOLUTION ÉTANCHÉITÉ Léger Résistant aux UV Découpe facile sur chantier Cornière intégrée Surface pleine ne laissant pas passer la lumière Possibilité de classement M1/F1 Disponible sur stock en différentes dimensions VOTRE PARTENAIRE CAILLEBOTIS DEPUIS 1996 JK TECHNIC JKTECHNIC.FR ACIER | INOX | ALUMINIUM | POLYESTER | GRILLES DE SÉCURITÉ | ESCALIERS Une équipe commerciale proche de vous Un bureau d’études intégré Une production sur-mesure Un des plus grands stocks de caillebotis en Europe Un contrôle qualité permanent Un service logistique de pointe COMPTEZ SUR NOS PROFESSIONNELS EXPÉRIMENTÉS DE L’ÉTUDE DE VOTRE PROJET À LA RÉALISATION ! JK TECHNIC PARC INDUSTRIEL SUD  ZI EDISON  RUE ABBÉ LOUIS VERDET 57200 SARREGUEMINES  FAX : 03 87 98 82 87 jktechnic@jktechnic.fr 03 87 98 88 76 FABRICATION STANDARD ET SURMESURE Scannez pour découvrir nos produits

DOSSIER 16 CONDITIONS DE TRAVAIL ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 SÉCURITÉ Prévenir pour ne pas avoir à guérir La sécurité et les conditions de travail des compagnons étancheurs ne s’improvisent pas. Sous la responsabilité du chef d’entreprise, les règles et les équipements adaptés doivent être réfléchis dès l’amont du chantier et transmis à l’ensemble des intervenants. ADELINE DIONISI Ce n’est ni une nouveauté ni une surprise : les étancheurs interviennent dans un environnement à risques. Certains sont communs à l’ensemble des corps d’état du bâtiment, d’autres leur sont spécifiques. Heureusement, dans l’étanchéité, les solutions pour s’en préserver existent et sont couramment mises en place sur le terrain. Leur efficacité est liée à la conformité de leur installation mais également à un comportement adéquat. Quelles sont-elles ? On peut les classer en deux grandes familles : les équipements de protection collective et les équipements de protection individuelle (EPI), « sachant que les premiers sont déterminants dans la démarche de prévention car ils sécurisent un plus grand nombre de personnes », précise Jean-Baptiste Spinicci, directeur de business unit chez Frénéhard & Michaux et directeur grands comptes bâtiment chez Tubesca-Comabi. CHUTES DE HAUTEUR De par son intervention sur toiture-terrasse, le premier danger auquel est confronté l’étancheur est évidemment la chute de hauteur. « Il constitue la première cause d’accident grave et mortel », souligne Valérie Tournier, responsable du domaine enveloppe second œuvre de la direction technique de l’OPPBTP. Pour s’en prémunir en périphérie de toiture, les solutions collectives les plus connues sont les garde-corps. Si leur mise en œuvre de manière permanente n’est pas possible, ils peuvent être temporaires, pour le temps du chantier. Ils doivent alors répondre à des critères stricts, conformément à la norme NF EN 13374. « Ils sont composés de potelets espacés de 1,5 m maximum et conçus pour recevoir des lisses hautes, une protection intermédiaire de type filet et des plinthes s’il n’existe pas d’acrotères pouvant remplir cette fonction », décrit Bertrand Morin, président de la commission prévention et conditions de travail de la Chambre syndicale française de l’étanchéité (CSFE). Ils doivent également être mis en œuvre autour des trémies, lors de la dépose / pose de lanterneau. « Si elles ne sont pas protégées, les étancheurs, qui travaillent souvent en reculant pour souder leur rouleau d’étanchéité, ne peuvent pas voir le danger », rappelle Valérie Tournier. D’autres solutions peuvent être mises en place comme des protections par platelage, par filets de sécurité ou par costières rapportées avec dispositifs de sécurité intégrés. Ne pas oublier non plus que, dans les cas où le lanterneau n’est pas déposé, celui-ci (ou sa grille antichute) doit systématiquement être refermé après l’accès d’une personne en toiture. Des filets de protection antichute seront également rapportés en sous-face lors de la mise en œuvre notamment des éléments supports d’étanchéité en bac acier. « Ils protègent des chutes dans l’emprise du bâtiment et complètent les protections périphériques lors de ce type de travaux », précise Valérie Tournier. Un saut de loup est une passerelle permettant de franchir les obstacles sur toiture-terrasse. ©Frénéhard & Michaux

Inspiring Smarter Building Support d’étanchéité Inastyl® Procédé Sunscape iNovaPV Lite Support d’étanchéité Roofstyl® Procédé Roof-Solar Bitume double shed Eklips N Eklipstherm® A Solutions photovoltaïques Support d’étanchéité Soprastyl® Procédé Soprasolar Fix Evo ArcelorMittal Building Solutions France ArcelorMittal Building Solutions France vous offre un panel de solutions préétudiées pour le montage de centrales photovoltaïques, sur toitures plates ou inclinées, ainsi qu’un accompagnement technique pointu garantissant la tenue et la sécurité de votre bâti. A retrouver dans l’onglet Produits, rubrique Solaire sur buildingsolutions-france.arcelormittal.com Contactez-nous : commercialambsf@arcelormittal.com

DOSSIER 18 CONDITIONS DE TRAVAIL ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 Que faire si la configuration de la toiture ne permet pas la pose d’équipements de protection collective ? Les EPI prennent alors le relais. Il s’agit majoritairement de systèmes d’arrêt de chute composés d’une ligne de vie installée en toiture et reliée à l’étancheur via le harnais qu’il porte et un système de liaison. Ça, c’est sur la toiture. Mais la chute de hauteur peut également intervenir lors de l’accès à la terrasse. Encore une fois, la configuration du site, la présence d’autres corps d’état (avec potentiellement la présence d’équipements mutualisables) seront déterminantes. « En fonction du diagnostic, il existe différents types de moyen d’accès aux toitures : échafaudages fixes, tours d’accès, escaliers… », décrit Jean-Baptiste Spinicci. Le panel est large. « C’est pourquoi nous proposons un service d’accompagnement aux étancheurs pour les aider à faire le bon choix. » RISQUE INCENDIE Néanmoins, la sécurisation de la zone de travail vis-à-vis des chutes de hauteur ne suffit pas. Les tâches effectuées par les compagnons sous-tendent, elles aussi, des risques. Ils peuvent être répertoriés en deux grandes catégories : les risques liés à l’usage du chalumeau et ceux liés à la manutention de charges. Sur les chantiers avec mise en œuvre d’une étanchéité bitumineuse soudée à la flamme, le recours au chalumeau alimenté par bouteilles de gaz peut provoquer des explosions ou des départs de feu (et donc de brûlures) qui peut se déclencher rapidement mais aussi de manière plus sournoise « si la flamme entre par inadvertance en contact avec un matériau présent sur la toiture, par exemple le résiliant présent dans les joints de dilatation. Elle peut alors générer un feu dit couvant », ajoute Valérie Tournier. Le matériau se consume sans que personne ne le remarque avant la fin de journée et le départ des intervenants et causer un incendie. La sécurisation des interventions en toiture-terrasse passe notamment pas la mise en œuvre de garde-corps en périphérie. Intervention sous conditions climatiques difficiles Quand on évoque la sécurité et les conditions de travail des compagnons étancheurs, il est impossible de ne pas aborder la problématique des conditions climatiques. Ils interviennent non seulement en extérieur mais également en hauteur, là où le froid est plus intense, le vent plus fort et la chaleur aggravée par le rayonnement solaire direct. Si l’on ajoute à cela l’usage de la flamme et de rouleaux d’étanchéité de couleur sombre, en période de canicule, cela peut rapidement devenir intenable. Les températures estivales cette année nous l’ont particulièrement prouvé. Depuis juillet 2025, le gouvernement a lancé un nouveau plan de protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur. Il renforce les obligations des employeurs et énumère différentes mesures, « mais il n’existe pas une solution toute faite pour s’en prémunir, rappelle Valérie Tournier responsable du domaine enveloppe second œuvre de la direction technique de l’OPPBTP. Il s’agit surtout de mettre en place plusieurs dispositions organisationnelles et techniques, qui cumulées, vont améliorer les conditions de réalisation du travail. On peut citer le décalage des horaires, la création de zones ombragées si possible, la mise à disposition d’eau et des bases vie réfrigérées, voire la fourniture d’équipements techniques spécifiques (protège nuque, lunettes de sécurité solaires…). » Quand c’est possible… Julien Guilbert, dirigeant de l’entreprise Toitech, rappelle que « sur certains chantiers en site occupé, notamment en rénovation de copropriété, commencer à 5h ou 6h du matin gêne considérablement les habitants. » Stopper le chantier n’est pas envisageable non plus car « par définition, les travaux n’avancent pas. Le manque à gagner pour l’entreprise est trop important. En période de canicule, nous avons donc décidé de travailler le matin uniquement pour avancer le plus possible sans mettre en danger nos collaborateurs. L’eau est disponible àvolonté, les camions sont climatisés et nous envisageons de les équiper de glacières. » Amateur de technologies, Julien Guilbert a également fait tester àses équipes les gilets rafraîchissement mais « l’effet n’a pas été concluant ». Contre le froid, en revanche, le gilet chauffant avec résistance et batterie auxiliaire a plus de succès. « D’autant plus qu’il permet souvent de s’affranchir du blouson qui entrave les gestes », ajoute le dirigeant de Toitech qui a également fourni à ses collaborateurs des gants fourrés pour les opérations de livraisons. ©Frénéhard & Michaux

Le meilleur de l’étanchéité à seulement 160°C Le bitume Altek Eco2B est dédié au collage d’isolants thermiques, de verre cellulaire et de membranes d’étanchéité. Cet Enduit d’Application à chaud (EAC) permet d’abaisser la température d’application à 160 °C sans émission de fumées. Son excellente performance au collage et sa stabilité optimale au fluage en font la référence de l’étanchéité des toitures terrasses. www.services.totalenergies.fr L’énergie est notre avenir, économisons la ! Altek Eco2B

DOSSIER 20 CONDITIONS DE TRAVAIL ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 Pour éviter ces dangers, tout est dans l’analyse du risque incendie préalablement au chantier, en prenant en compte ses spécificités. L’organisation est primordiale et notamment la définition de zones de stockage différenciées selon qu’il s’agit de matériaux, de bouteilles de gaz, de déchets et respectant des distances de sécurité entre chaque. L’approvisionnement et la manipulation des bouteilles doivent suivre un protocole strict tant en termes de déplacement que de nombre. Les chalumeaux seront, quant à eux, équipés d’un support de repos pour permettre de les poser la buse vers le haut. Ils disposeront d’une longueur de lance adaptée aux travaux à effectuer. Des extincteurs en nombre suffisant compléteront l’équipement. De manière générale, l’étancheur doit se conformer aux instructions d’utilisation du fabricant. Quant à la manutention, elle expose le compagnon non seulement aux chutes de hauteur mais aussi aux heurts, aux chutes de plain-pied, aux troubles musculosquelettiques (TMS) … En cause entre autres : le port de charges lourdes, le renversement de grues de terrasse, la mauvaise réception de matériaux grutés, l’encombrement de la toiture… « Le moyen de levage doit être correctement dimensionné aux charges à transporter et la zone de réception sécurisée vis-à-vis des chutes de hauteur », insiste Valérie Tournier. Le port des EPI prend également ici tout son sens. Casque, gants, chaussures de sécurité, lunettes protectrices… et, en cas d’absence de protection collective sur la zone de réception, système d’arrêt de chute. Autant d’équipements qui, s’ils ne suppriment pas les risques, permettent que ceux-ci soient sans conséquences graves. « Le port de lourdes charges à deux est aussi primordial », ajoute Bertrand Morin. TRANSMISSION « On sait comment éviter les drames. Nous disposons des outils pour, poursuit-il. Mais il faut que les compagnons se les approprient et les utilisent à bon escient. » À qui revient cette tâche ? Au chef d’entreprise qui doit assurer la sécurité de ses salariés et est déclaré responsable en cas d’accident. La démarche est d’ailleurs réglementaire. Chaque entreprise est tenue de rédiger son Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). « Pour chaque poste de travail, nous devons définir un protocole d’actions selon les risques qui lui sont inhérents, explique Julien Guilbert. Il est régulièrement mis en jour en fonction des retours d’expérience et des évolutions techniques. » Ces informations doivent être accessibles et communiquées à l’ensemble des collaborateurs. « La transmission des procédures est un Parmi les différents types de gardecorps disponibles, certains sont, comme ici, autoportants. Sécurité et conditions de travail sur chantier d’étanchéité l’émission À voir dès maintenant ! Rendez-vous sur etancheiteinfo.fr ©Frénéhard & Michaux

Tél. : 01.45.16.97.09 Mail : contact@etancheco.com www.etancheco.com L’ÉTANCHÉITÉ DURABLE, NOS SOLUTIONS RESPONSABLES COUR OASIS Rafraîchir durablement les villes. Îlot de fraîcheur naturel Confort des usagers Biodiversité favorisée Désimperméabilisation des sols DOSSIER 21 ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 CONDITIONS DE TRAVAIL point clé qu’il faut développer, notamment au sein des petites entreprises (les plus grosses disposent généralement d’un service dédié) et jusqu’aux soustraitants », note Bertrand Morin. Et les appliquer sur chaque chantier. « Dès la phase du devis, nous effectuons une analyse de la configuration du site pour définir quels seront les équipements adéquats mais aussi pour que les intervenants aient en tête, avant d’engager les travaux, un plan de la toiture et le déroulé des opérations. Pour cela, nous utilisons par exemple le plan masse », explique Julien Guilbert. De plus, « nous leur fournissons également à chacun un « pack sécurité » à emmener lors de chaque intervention contenant l’ensemble des EPI indispensables. Cela évite notamment les oublis. Enfin, ils sont tous formés aux gestes de premiers secours ». FORMATIONS Les formations justement. Quel que soit leur poste, chaque intervenant sera a minima sensibilisé aux règles de base de sécurité, notamment en lien avec le travail en hauteur et les consignes de secours et le port des EPI n’aura plus de secret pour lui. Ensuite, en fonction des besoins, il pourra aller plus loin dans sa préparation en suivant un apprentissage dédié à la sécurité incendie, aux gestes et postures, à l’exposition aux agents chimiques, à la réception des engins de levage et des filets de sécurité… « Les entreprises d’étanchéité n’ont pas à connaître les techniques de pose de ces équipements généralement mis en œuvre par des entreprises spécialisées. En revanche, elles doivent être en mesure de contrôler leur conformité », précise Bertrand Morin. C’est notamment pour cela que la CSFE, en partenariat avec la FFB, l’OPPBTP et le fabriquant Altela, a travaillé à la mise à jour du guide de l’OPPBTP sur les filets de sous-face. « Nous avons, pour la première fois, effectué des tests pour évaluer le comportement des filets en situation s’approchant des conditions de chantier ainsi qu’une série d’essais en laboratoire. Cela nous a permis d’affiner D’autres types de risques Les étancheurs sont également exposés aux risques liés aux bruits, aux vibrations, à l’application de produits chimiques, à l’exposition aux poussières et aux fibres… Des dispositions organisationnelles limitant le nombre d’intervenants exposés, des moyens de protection collective et le port des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés (masque, lunettes, bouchons anti-bruit, gants…) permettent de se protéger.

DOSSIER 22 CONDITIONS DE TRAVAIL ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 considérablement nos connaissances et d’en tirer des enseignements qui vont enrichir le guide et être ainsi mis à la disposition des entreprises », explique Valérie Tournier. Un exemple : la présence d’objets tombés dans le filet le fragilise et diminue ainsi ses capacités à retenir la chute d’une personne. Cette mise à jour devrait paraître d’ici la fin d’année 2026. ACCOMPAGNEMENT Assurer la sécurité sur chantier représente donc un vaste… chantier. Les entreprises, notamment de petite taille, pourraient se sentir dépassées par l’ampleur de la tâche. Heureusement, elles ne sont pas seules ! Les industriels tout d’abord travaillent à des développements pour faciliter l’installation et l’utilisation de leurs produits et à l’accompagnement de leurs clients dans ces opérations. « Via le syndicat français de l’échafaudage, dont nous sommes adhérents, nous délivrons des Certificats de compétence professionnelle à la pose des équipements de sécurité, explique Jean-Baptiste Spinicci. En parallèle, chez Frénehard & Michaux, nous élaborons régulièrement de nouveaux produits avec une orientation principale : que ces derniers soient toujours plus légers et plus compacts pour en faciliter le transport, le montage, la manutention… L’objectif étant qu’ils soient accessibles au plus grand nombre. » Les étancheurs aussi se mobilisent, particulièrement au sein de la CSFE qui dispose d’une commission dédiée à la prévention et aux conditions de travail. Elle élabore et met à disposition de ses adhérents des documents dédiés comme le guide « Prévention des risques professionnels sur les chantiers d’étanchéité » « qui rassemble l’ensemble des règles de base à appliquer avant, pendant et après un chantier », précise Bertrand Morin. Elle reste en veille permanente des pratiques mises en œuvre par d’autres corps d’état qui peuvent être riches d’enseignement. Les innovations techniques sont également suivies de près, à l’image des exosquelettes. Là-dessus, elle peut compter sur certaines entreprises qui n’hésitent à les tester. « Nous avons fait l’acquisition de ceintures lombaires motorisées pour deux de nos collaborateurs qui souffrent du dos, raconte Julien Guilbert. Leurs effets ont été concluants et nous allons investir pour en fournir une au moins à chacune de nos équipes. » La CSFE et les entreprises élargissent également leur champ d’action au-delà du seul chantier, « comme les véhicules avec boîtes automatiques pour faciliter les déplacements », explique Julien Guilbert. La question de l’utilisation du smartphone pose également question. « C’est un sujet qui nous préoccupe à la commission, insiste Bertrand Morin. Dans le cadre personnel, on en connaît les règles, lorsque l’on est au volant notamment, mais sontelles appliquées en milieu professionnel ? Quels risques peut-elle provoquer sur chantier ? » CONVENTION Toutes ces questions sont traitées au sein de l’organisation professionnelle mais également en partenariat avec l’OPPBTP. « L’organisme est le référent national de la prévention des risques professionnels dans le secteur du BTP. C’est pourquoi nous avons signé avec elle une convention fin mars 2026, rappelle Sergio Assogba, ingénieur RSE à la CSFE. Son objectif est de renforcer notre collaboration dans l’accompagnement partout en France de nos adhérents étancheurs et bardeurs dans la prise en compte des mesures de prévention, de les promouvoir comme vecteur de modernité, d’innovation, d’attractivité, de productivité et de déployer une culture de prévention à tous les niveaux, y compris auprès des sous-traitants. » Et Julien Guilbert d’ajouter : « Assurer la sécurité et des conditions de travail sereines à ses salariés est évidemment une obligation humaine avant tout. Mais la démarche va plus loin : elle fidélise les collaborateurs et valorise l’image de l’entreprise. Elle devient un avantage concurrentiel. » l Pour aller plus loin - Site de l’OPPBTP : www.preventionbtp.fr - Guide CSFE / OPPBTP « Prévention des risques professionnels sur les chantiers d’étanchéité » (https://files.kiosque-etancheite-bardage.com/memento-prevention-risques-pro-chantiersetancheite-062023/) - Mémo OPPBTP « Les EPI de l’étanchéité » - Étanchéité.Info n° 90 : infographie sur les EPI de l’étanchéité - Étanchéité.Info n° 75 : Infographie sur les garde-corps temporaires (https://etancheiteinfo.fr/ technique/fiches-pratiques/15980/securite-les-garde-corps-temporaires) ©Frénéhard & Michaux En cas d’absence de garde-corps périphérique, le recours aux lignes de vie sécurisent les interventions. « Les étancheurs se mobilisent, particulièrement au sein de la CSFE qui dispose d’une commission dédiée à la prévention et aux conditions de travail.»

RkJQdWJsaXNoZXIy MTY5NjE1OA==