Règles professionnelles - Janvier 2024

S.E.L. balcons et planchers sur espaces non clos RÈGLES PROFESSIONNELLES 2e édition janvier 2024 Chambre Syndicale Française de l’Étanchéité

Président : M. VIMOND ETANDEX Membres : Mme BOUSSERT CSFE/FFB Mme BREDIF SPPM M. CAMELIN SIKA Mme CARRÉ INTERDESCO M. CHAPLAIS BASF FRANCE SAS M. CHATEL RESISUD M. COINTET ZOLPAN - CROMOLOGY M. DOMANGE SIKA M. GOSSET TRIFLEX M. GRÉGOIRE SOPREMA SAS M. HALLAM RPM BELGIUM M. HOTTON CSFE/FFB M. JAOUEN SOPREMA SAS M. LARCHER SOPREMA ENTREPRISES M. LE CARRÉ STS CÔTE D’AZUR M. LEPAGE SOFRARES Mme LESAGE GINGER CEBTP M. LOUCHART ETANDEX (Président lors de la 1re édition) M. MONTAGNE ZOLPAN-CROMOLOGY M. MONTALAN SIPLAST M. MOURIN RESIPOLY/MAPEI M. PARMENTIER SFJF M. SALVADOR BRUGUIER ÉTANCHÉITÉ Mme STEIGER SOPREMA SAS Mme VALLETTE RESIPOLY/CHRYSOR M. WALLE RESIPOLY/CHRYSOR M. ZABEL KRYPTON CHEMICAL COMITÉ DE RÉDACTION 2e édition janvier 2024 > 3 ‹ Retour sommaire ‹

C’était au siècle dernier, il y a 22 ans, un petit groupe, un peu aventurier, sous la houlette du regretté Président de l'APSEL Claude Braillard, a œuvré pour publier après quelques années de réunions, les premières Règles professionnelles concernant les S.E.L., alors une nouvelle technologie. Le temps est venu de réviser ce document qui a rendu bien des services à l’évolution de cette technique. Certains nous ont malheureusement quittés, d’autres ont pris une retraite méritée et nous sommes encore quelques-uns présents pour faire vivre le souvenir et faire profiter de l’expérience acquise tout au long de ces 22 ans. Ces nouvelles Règles professionnelles tiennent donc compte de l’expérience acquise et des nouveaux éléments apparus notamment au niveau des produits et des règlements de la construction. Je tiens à remercier tous les participants, fabricants, entrepreneurs, contrôleurs techniques, laboratoires mais aussi particulièrement pour l’énorme travail que représentent l’élaboration et la rédaction de ces Règles, le président du comité de rédaction, Monsieur Jean-Noël Louchart de la société Etandex, ainsi que Madame Lise Boussert de la CSFE qui a rédigé et assuré la mise en page de cet ouvrage et parfaitement orchestré toutes les réunions. Nous pensons que ces Règles professionnelles permettront à l’ensemble des acteurs de la construction d’aborder cette technologie avec sérieux et sécurité. Elles ont été validées par le Conseil des professions de la Fédération Française du Bâtiment et acceptées par la Commission Prévention Produit (C2P) de l’Agence Qualité Construction (AQC). Je souhaite à nos successeurs de faire évoluer ces Règles professionnelles dans le même esprit d’amélioration et de recherche de résultats concrets, dans un souci de sécurité et de pérennité des ouvrages étudiés, qui a motivé les signataires de celles-ci. Hervé JAOUEN Président du groupement APSEL de la CSFE AVERTISSEMENT Des croquis sont joints au présent document pour aider à la compréhension du texte. Ils constituent des exemples indicatifs et non limitatifs de réalisation des ouvrages auxquels ils se rapportent. AVANT-PROPOS 4 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

Comité de Rédaction 3 Avant-Propos 4 Sommaire 5 1 Objet 8 2 Domaine d’emploi 8 3 Glissance 8 4 Assistance technique - formation 9 5 Textes de référence 9 6 Définitions 12 7 Principes de conception 15 8 Définition du système d’étanchéité 16 8.1 Couche d’étanchéité 16 8.2 Protection d'étanchéité 16 9 Supports 17 9.1 Supports neufs 17 9.2 Supports anciens 20 10 Mise en œuvre des S.E.L. sur support neuf ou ancien 22 10.1 Reconnaissance des supports 22 10.2 Préparation du support 23 10.3 Traitement ou reprise des défauts du support 23 10.4 Traitement des fissures 24 10.5 Conditions climatiques d’application 24 10.6 Respect du délai entre couches 25 10.7 Application : généralités 25 10.8 Application en partie courante 25 10.9 Mise en œuvre des protections dures 26 11 Traitement des points singuliers sur support neuf ou ancien 27 11.1 Relevés 27 11.2 Rives 31 11.3 Traversées, pénétrations 32 11.4 Évacuations d'eaux pluviales et trop-pleins 33 11.5 Joints 38 11.6 Seuils 41 11.7 Scellements 44 11.8 Ouvrages particuliers 46 12 Cas particulier des éléments porteurs avec rupteurs de ponts thermiques 50 12.1 Généralités 50 12.2 Traitement en partie courante 50 12.3 Traitement au droit des seuils 51 12.4 Traitement des avaloirs et poteaux de garde-corps 52 12.5 Cas particulier des dalles sur plots 53 12.6 Cas particulier des garde-corps métalliques 53 SOMMAIRE 2e édition janvier 2024 > 5 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS 13 Protection contre la chute des personnes 54 13.1 Travaux neufs 54 13.2 Travaux de rénovation 57 14 Contrôles 58 15 Spécificités liées au climat de montagne 59 15.1 Protection d’étanchéité 59 15.2 Supports en relevé 59 15.3 Conditions d’application (conditions climatiques) - Ambiance (température ambiante et du support) 59 15.4 Application en partie courante - Constitution minimale de l’étanchéité 59 15.5 Traitement des points singuliers 59 15.6 Entretien 60 16 Spécificités liées à la projection d'un S.E.L. polyuréthane à chaud ou d'un méthacrylate 61 17 Spécificités liées aux DROM 62 17.1 Principe 62 17.2 Pentes 62 17.3 Dispositions relatives aux ouvrages particuliers 62 17.4 Particularités liées à la mise en œuvre des S.E.L. 62 18 Entretien et usage 63 18.1 Entretien 63 18.2 Usage 63 Annexe A 64 Modalités de dévolution et d’exécution des travaux Annexe B 69 Guide d’emploi des S.E.L. sur ouvrages en maçonnerie dominant des parties non closes d’un ouvrage Annexe B bis 70 Corrélation entre les classes du S.E.L. du présent document et celles des Règles professionnelles S.E.L. concernant les travaux d'étanchéité réalisés par application de S.E.L. sur planchers extérieurs en maçonnerie dominant des parties non closes du bâtiment, de 1999 Annexe C 71 Référentiels d'essais Annexe D 77 Fiche d’acceptation du support - Modèle Annexe E 79 Étude préalable de reconnaissance d'un support peint ou revêtu d'un S.E.L. Annexe F 82 Étude préalable de reconnaissance d'un carrelage scellé ou collé Annexe G 84 Description des contrôles Annexe H 92 Support condensant ou présentant un film d’eau en surface 6 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS Annexe I 96 Fiche système d'un S.E.L. conforme aux Règles professionnelles S.E.L. balcons et planchers sur espaces non clos - Version juillet 2021 Annexe J 100 Dimensionnement des évacuations d'eaux pluviales latérales Annexe K 102 Joint de dilatation - Dimensionnement de la lyre de la bande de pontage Annexe L 104 Essai de résistance au choc dur en cas de carrelage collé 2e édition janvier 2024 > 7 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS Les présentes Règles professionnelles concernent les travaux relatifs à la mise en œuvre des Systèmes d'Étanchéité Liquide (S.E.L.) apparents ou protégés, pour l'exécution de revêtements d'étanchéité adhérents, en ouvrages neufs ou en réfection, venant recouvrir un plancher extérieur ne comportant pas d'isolant thermique, et dominant les espaces non clos d'un ouvrage. Ils sont susceptibles de recevoir des sollicitations mécaniques engendrées par la circulation ou le stationnement piétonnier. Chaque Système d'Etanchéité Liquide (S.E.L.) doit faire l'objet d'une fiche système établie par le détenteur du système. Elle caractérise et spécifie le système en référence aux présentes Règles professionnelles. Les informations que doit comporter la fiche système sont définies en annexe I. Compte tenu des modifications qu'entraînent ces dernières par rapport à l'application des Normes-DTU en vigueur, le maître d'ouvrage ou son représentant (ou à défaut l'entreprise attributaire du lot étanchéité) doit attirer l'attention des différents intervenants sur l'existence et les spécificités de ces Règles professionnelles et leur communiquer la (les) fiche(s) système(s). Ce document constitue en une mise à jour des « Règles professionnelles S.E.L. balcons et planchers sur espaces non clos » datées de juillet 2021 et traite des balcons avec rupteurs thermiques et des seuils accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR). 1 OBJET Les S.E.L. définis ci-dessus s'appliquent en particulier, aux ouvrages accessibles suivants : balcons, loggias, coursives, escaliers ou gradins extérieurs (non clos), passerelles ainsi qu'à d'autres ouvrages non accessibles, tels les auvents, casquettes, bandeaux et corniches. Le présent document vise l'application des S.E.L. utilisés en France métropolitaine et dans les DROM, en climat de plaine et de montagne. Les Documents Particuliers du Marché (DPM) doivent préciser s'il y a une exigence de résistance à la glissance, conformément à la norme NF P05-011. 2 DOMAINE D’EMPLOI 3 GLISSANCE 8 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS Le détenteur de la fiche système doit proposer à l'entreprise applicatrice à sa demande : • une assistance technique : le contenu et les dispositions de cette assistance technique sont décrits dans la fiche système ; • une formation des applicateurs portant sur les dispositions d’application du S.E.L., la réalisation des contrôles décrits dans les présentes Règles et le traitement des points singuliers. Pour les références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition du document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements). NF DTU 20.1 P1-1, Travaux de bâtiment - Ouvrages en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs - Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types. NF DTU 20.12, Maçonnerie des toitures et d'étanchéité. Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité. NF DTU 21, Travaux de bâtiment. Exécution des travaux en béton. NF DTU 23.1, Murs en béton banché. NF DTU 26.1, Travaux de bâtiment - Travaux d'enduits de mortiers. NF DTU 36.5, Travaux de bâtiment - Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures. NF DTU 42.1, Travaux de bâtiment - Réfection de façades en service par revêtements d'imperméabilité à base de polymères. NF DTU 43.1, Travaux de bâtiment - Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de plaine. NF DTU 43.3, Travaux de bâtiment - Mise en œuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité. NF DTU 43.5, Réfection des ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses ou inclinés. NF DTU 52.2 P1-1-3, Travaux de bâtiment - Pose collée des revêtements céramiques et assimilés - Pierres naturelles Partie 1-1-3 : Cahier des clauses techniques types pour les sols intérieurs et extérieurs. NF DTU 52.2 P1-2, Travaux de bâtiment - Pose collée des revêtements céramiques et assimilés - Pierres naturelles Partie 1-2 : Cahier des critères généraux de choix des matériaux. NF DTU 55.2, Travaux de bâtiment - Revêtements muraux attachés en pierre mince. NF DTU 59.1, Travaux de bâtiment - Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais, ou épais. NF DTU 59.3, Travaux de bâtiment - Peinture de sols. NF DTU 60.11 P3, Travaux de bâtiment - Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et d'eaux pluviales Partie 3 : Évacuation des eaux pluviales. NF EN 206/CN, Béton - Spécification, performance, production et conformité - Complément national à la norme NF EN 206. NF EN ISO 527-1, Plastiques - Détermination des propriétés en traction - Partie 1 : principes généraux. NF EN ISO 527-2, Plastiques - Détermination des propriétés en traction - Partie 2 : conditions d'essai des plastiques pour moulage et extrusion (Indice de classement : T51 034-2). 4 ASSISTANCE TECHNIQUE - FORMATION 5 TEXTES DE RÉFÉRENCE 2e édition janvier 2024 > 9 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS NF EN ISO 527-3, Plastiques - Détermination des propriétés en traction - Partie 3 : conditions d'essai pour films et feuilles (Indice de classement : T51 034-3). NF EN ISO 527-4, Plastiques - Détermination des propriétés en traction - Partie 4 : conditions d'essai pour les composites plastiques renforcés de fibres isotropes et orthotropes (Indice de classement : T51 034-4). NF EN 1015-6, Méthodes d'essai des mortiers pour maçonnerie - Partie 6 : Détermination de la masse volumique apparente du mortier frais (Indice de classement : P 12-306). NF EN 1062-1, Peintures et vernis - Produits de peinture et systèmes de revêtements pour maçonnerie et béton extérieurs - Partie 1 : classification NF EN 1339, Dalles en béton - Prescriptions et méthodes d’essai (indice de classement : P 98-339). NF EN 1504-3, Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Définitions, exigences, maîtrise de la qualité et évaluation de la conformité - Partie 3 : réparation structurale et réparation non structurale. NF EN 1504-9, Produits et systèmes pour la protection et la réparation de structures en béton - Définitions, exigences et maîtrise de la qualité et évaluation de la conformité - Partie 9 : principes généraux d'utilisation des produits et systèmes. NF EN 1542, Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Méthodes d'essais - Mesurage de l'adhérence par traction directe (Indice de classement : P 18-923). NF EN ISO 1675, Plastiques - Résines liquides - Détermination de la masse volumique par la méthode du pycnomètre (Indice de classement : T51 201). NF EN 1928, Feuilles souples d'étanchéité - Feuilles d'étanchéité de toiture bitumineuses, plastiques et élastomères - Détermination de l'étanchéité à l'eau (Indice de classement : P84-118). NF EN 1991-1-4 et son annexe nationale : Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-4 Actions générales - Actions du vent. NF EN 1991-1-5/NA Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-5 : Actions générales - Actions thermiques - Annexe nationale à la NF EN 1991-1-5. NF EN 1992-1-1 et son annexe nationale : Eurocode 2 - Calcul des structures en béton - Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments. NF EN ISO 2409, Peintures et vernis - Essai de quadrillage (Indice de classement : T30-038). NF EN ISO 2808, Peintures et vernis - Détermination de l'épaisseur du feuil (Indice de classement : T30-120). NF EN ISO 2811-1, Peintures et vernis - Détermination de la masse volumique - Partie 1 : méthode pycnométrique (Indice de classement : T30 020-1). NF EN ISO 3251, Peintures, vernis et plastiques - Détermination de la matière non volatile - Peintures, vernis et plastiques - Détermination de l'extrait sec (Indice de classement : T30 084). NF EN ISO 3451-1, Plastiques - Détermination du taux de cendres - Partie 1 : méthodes générales (Indice de classement : T51-045-1). NF EN ISO 3452-2, Essais non destructifs - Examen par ressuage - Partie 2 : essais des produits de ressuage (Indice de classement : A09-120-2). NF EN ISO 4624, Peintures et vernis, Essai de traction (Indice de classement : T30-062). NF EN ISO 8502-4, Préparation des subjectiles d'acier avant application de peintures et de produits assimilés - Essais pour apprécier la propreté d'une surface - Partie 4 : Principes directeurs pour l'estimation de la probabilité de condensation avant application de peinture. NF EN ISO 9514, Peintures et vernis - Détermination du délai maximal d'utilisation après mélange des systèmes de revêtement multicomposants - Préparation et conditionnement des échantillons et lignes directrices pour les essais (Indice de classement : T30-138). NF EN ISO 9864, Géosynthétiques - Méthode d'essai pour la détermination de la masse surfacique des géotextiles et produits apparentés (Indice de classement : G38-108). NF EN 12004-2, Colles à carrelage - Partie 2 : méthodes d'essai - Adhésifs pour carreaux - Partie 2 : méthodes d'essai. 10 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS NF EN 12192-1, Produits et systèmes de protection et de réparation des structures en béton - Analyse granulométrique - Partie 1 : méthode d'essai applicable aux composants secs des mortiers prêts à l'emploi (Indice de classement : P18-921-1). NF EN 12620, Granulats pour béton (Indice de classement : P18-601). NF EN 13139, Granulats pour mortiers (Indice de classement : P18-139). NF EN 13318, Matériau pour chape et chapes - Terminologie (Indice de classement : P14-202). NF EN 13687-3, Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Détermination de la compatibilité thermique - Partie 3 : cycles thermiques sans immersion dans des sels de déverglaçage (Indice de classement : P18-949-3). NF EN 13813, Matériaux de chape et chapes - Matériaux de chapes - Propriétés et exigences. NF EN 14411, Carreaux céramiques - Définitions, classification, caractéristiques, évaluation de la conformité et marquage. NF EN 14843, Produits préfabriqués en béton - Escaliers (Indice de classement : P19-814). NF EN 15824, Spécifications pour enduits de maçonnerie organiques extérieurs et intérieurs. XP CEN/TS 16165, Détermination de la résistance à la glissance des surfaces piétonnières - Méthodes d'évaluation. NF P01-012, Dimensions des garde-corps - Règles de sécurité relatives aux dimensions des garde-corps et rampes d'escalier. NF P05-011, Revêtements de sol - Classement des locaux en fonction de leur résistance à la glissance. NF B10-601, Produits de carrière - Pierres naturelles. Prescriptions générales d'emploi des pierres naturelles. P18-503, Surfaces et parements de béton - Éléments d'identification. NF P18-545, Granulats - Éléments de définition, conformité et codification. FD P18-717 Eurocode 2 - Calcul des structures en béton - Guide d'application des normes NF EN 1992. NF P18-821, Produits spéciaux destinés aux constructions en béton hydraulique. Produits de calage et de scellement à base de liants hydrauliques. Caractères normalisés garantis. NF P18-822, Produits spéciaux destinés aux constructions en béton hydraulique. Produits de calage et de scellement à base de résines synthétiques. Caractères normalisés garantis. NF T 30-012, Peintures et vernis - Détermination du taux de cendres dans les vernis, peintures et préparations assimilées. NF P34-301, Tôles et bandes en acier de constructions galvanisées prélaquées ou revêtues d'un film organique calandré destinées au bâtiment. Classifications et essais. P84-402, (juin 1989), Peintures et vernis - Façade. Revêtements à base de polymères utilisés en réfection des façades en service- Méthodes d'essais. Règles professionnelles pour la conception et la réalisation des toitures-terrasses et balcons étanchés avec protection par platelage en bois - Juin 2017. Règles professionnelles pour la conception et la réalisation des toitures-terrasses et balcons étanchés avec protection par dalles céramiques sur plots - Juillet 2019. Règles NV 65 modifiées, février 2009. Recommandations professionnelles CSFE N° 5 - Mai 2015 - Mise en œuvre des systèmes d’étanchéité liquide en France d’outre-mer (DROM-COM). Cahier CSTB 3669_V2, Guide technique des toitures étanchées - Répertoire des essais applicables aux systèmes d'étanchéité. Cahier 3706_V2 de juin 2022 Cahier des charges des seuils de portes-fenêtres et portes extérieures. ETAG 001, Guide d'agrément technique européen sur les chevilles métalliques pour béton - partie 5. EAD-030350-00-0402, Liquid applied roof waterproofing kits. 2e édition janvier 2024 > 11 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS Pour les besoins des présentes Règles professionnelles les définitions suivantes s'appliquent. ARMATURE Désigne tout textile manufacturé, tissé ou non, que l'on incorpore dans le matériau pour répartir à l'intérieur de celui-ci les déformations et tensions du support et augmenter la résistance du système (exemple : toile ou mat de verre, polyester, polypropylène, etc.). AUVENT, BANDEAU, CASQUETTE, CORNICHE Ouvrage en saillie non circulable. BALCON Dalle accessible en saillie sur une façade, communiquant avec un local habitable et limitée vers l'extérieur par un ouvrage vertical formant garde-corps. Le balcon ne surplombe pas de locaux fermés. COUCHE DE FINITION Couche supplémentaire appliquée si nécessaire, sur le S.E.L., pouvant servir à le protéger si nécessaire de l’action des UV et à apporter une fonction esthétique. Elle doit être renouvelée dans le cadre des travaux d'entretien en fonction de la perte de matière due à ces sollicitations. NOTE : la couleur de cette couche est de préférence différente de celle du S.E.L. COUCHE D'USURE Couche supplémentaire appliquée si nécessaire, sur le S.E.L., servant à éviter la dégradation du S.E.L. sous l'action de la circulation piétonnière. Elle doit être renouvelée dans le cadre des travaux d'entretien en fonction de la perte de matière due aux sollicitations piétonnes. NOTE : la couleur de cette couche est de préférence différente de celle du S.E.L. COUCHE DE LIAISON Couche supplémentaire appliquée si nécessaire, sur le S.E.L et destinée à permettre l’adhérence de la finition par carrelage collé défini par le NF DTU 52.2 – P1-1-3 et P1-2. COUCHE D’IMPRÉGNATION Par référence à la norme NF EN 13318, traitement d’un support de pose par application d’une couche liquide pénétrant dans les pores dont l’objectif est de réduire la porosité du support. COURSIVE NE SURPLOMBANT PAS DE LOCAUX FERMÉS Partie d'un plancher intermédiaire en saillie ou en retrait par rapport à la façade, servant à la desserte de plusieurs locaux, limitée vers l'extérieur par un ouvrage vertical formant garde-corps. ESCALIERS OU GRADINS EXTÉRIEURS Ouvrages comportant plusieurs marches permettant la circulation ou le stationnement piétonnier, souvent limités en rive par un mur qui les soutient. 6 DÉFINITIONS 12 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS ESPACE NON CLOS Espace non habitable ventilé naturellement en permanence sur l'extérieur, non chauffé, non climatisé. EXUTOIRE Dispositif d’évacuation des eaux pluviales. FEUIL OU FILM SEC État du ou des produits appliqués en une ou plusieurs couches, formant, après combinaison s'il y a lieu avec un réactif puis évaporation des solvants et diluants éventuels, une membrane d’étanchéité. FICHE SYSTÈME Document à l’entête du concepteur du système, daté et référencé qui décrit : • le domaine d’emploi du revêtement ; • la préparation des supports ; • les conditions d'application ; • les matériaux composant le système ; • l’ordre d’application des couches ; • la méthode et les moyens à utiliser pour la mise en œuvre du système ; • les conditions de mise en service-entretien et maintenance ; • l'engagement du fabricant. La fiche système fait l'objet de l'annexe I. JOINT DE DILATATION Joint d'ouverture généralement égale ou supérieure à 20 mm, dissociant complètement deux parties de la construction. JOINT DE FRACTIONNEMENT OU DE RETRAIT Joint d'ouverture de quelques millimètres, coupant le support sur une partie seulement de son épaisseur. Ce support n'a pas de fonction porteuse. JOINT DIAPASON Joint d'ouverture de l'ordre de 20 mm, coupant la totalité de l'élément porteur (par exemple, balcon filant), et venant à une de ses extrémités en butée sur un ouvrage continu (par exemple, mur de façade). LOGGIA Extrémité d'un plancher intermédiaire en retrait par rapport à la façade, communiquant avec un local habitable, fermé latéralement par deux voiles et limité vers l'extérieur par un ouvrage vertical formant garde-corps. La loggia ne surplombe pas de locaux fermés. MEMBRANE D’ÉTANCHÉITÉ Divers types de matières continues et minces, à caractère souple et étanche. PONTAGE Traitement spécifique de fissure ou de joint par désolidarisation du S.E.L. ou ajout d’une bande manufacturée au droit de l’élément à traiter. 2e édition janvier 2024 > 13 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS PRIMAIRE Par référence à la norme NF EN 13318, couche qui augmente l’adhérence du revêtement au support, appelée aussi « primaire d’adhérence ». PROTECTION DURE Ouvrage ou ensemble d'ouvrages rapporté, collé ou non, présentant une dureté de surface et une rigidité permettant une résistance au poinçonnement, et destiné à préserver le S.E.L. des effets de la circulation ou du stationnement piétonnier, ainsi que de l'action de certains agents atmosphériques, rayons ultraviolets par exemple. Par convention, on considère comme dure, toute forme de protection autre que l'autoprotection et les couches de granulats libres, par exemple les chapes, carrelages, dalles en pierre, en béton préfabriqué sur plots. RELEVÉ Étanchéité d’ouvrage émergent en continuité d’une étanchéité de partie courante. REVÊTEMENT EXISTANT Couche de matériau adhérant au support existant avant la réalisation de travaux d'étanchéité. Les protections lourdes existantes ne sont pas concernées par cette définition. SUPPORT (OU SUBJECTILE) Elément de la construction sur lequel, après une préparation adéquate, est appliqué le S.E.L. SYSTÈME D'ÉTANCHÉITÉ LIQUIDE (S.E.L) Désigne un système qui constitue le plan d’étanchéité à l’eau, à base de résine synthétique, thermoplastique ou thermodurcissable, constitué d'une ou plusieurs couches du même produit ou de produits différents, applicable à l'état liquide sur un support pour le rendre étanche et qui forme, après séchage ou polymérisation, une membrane d’étanchéité adhérente et continue susceptible de résister à d’éventuelles fissurations du support. Le S.E.L. ne comprend pas la couche d’usure ou de finition. TIRÉ À ZÉRO Couche mince appliquée sur le support pour en atténuer la rugosité ou en améliorer la planéité avant la mise en œuvre du S.E.L. 14 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS La conception d'un ouvrage avec système d'étanchéité liquide doit répondre aux exigences de gestion des eaux permettant de satisfaire à son bon usage, notamment : • évacuer rapidement l’eau ; • limiter la stagnation d'eau ; • empêcher toute infiltration et augmenter sa pérennité. Ces principes ne sont efficaces qu'accompagnés des dispositions suivantes : • étancher toute la surface de l’ouvrage et des relevés ; • réaliser des formes de pente vers les exutoires ; • les écarts de planéité (flaches) doivent être compatibles avec la pente pour limiter la formation de flaques d’eau. Le tableau 1 ci-après donne en fonction de la planéité du support requise, la pente minimale qui permet de minimiser les flaches. NOTE : l’absence de stagnation d’eau permet d’éviter l’émergence des gites larvaires, notamment des moustiques. En cas de caniveau ou de noue de pente faible (inférieure ou égale à 1,5 %), les rétentions d’eau sont inévitables. • présence d'évacuations (naissances, gargouilles, trop-pleins) ; • présence de rejets d'eau en rives ; • présence éventuelle de dispositifs empêchant l'introduction des eaux de ruissellement et d'infiltration derrière les relevés. Ils doivent permettre de faciliter l'entretien des surfaces étanchées et des dispositifs d'évacuation des eaux pluviales. 7 PRINCIPES DE CONCEPTION Écarts de planéité maximaux admis sous la règle de 2 m 5 mm 7 mm 10 mm Pente minimale 1 % 1,4 % 2 % Tableau 1 - Limitation des flaches - Relation pente/planéité 2e édition janvier 2024 > 15 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS 8.1 COUCHE D’ÉTANCHÉITÉ Les produits visés par le présent document sont notamment les résines suivantes : polyuréthane, polyurée, méthacrylate (PMMA), polyuréthanne méthacrylate (PUMA), polyaspartique, polyester ou époxy, etc. Ces produits se présentent à l'état liquide ou pâteux à la mise en œuvre. Ils s'appliquent à froid ou à chaud en couches successives avec incorporation éventuelle d'une armature pour former après séchage ou polymérisation un système d'étanchéité. Ce dernier a une épaisseur et des performances variables, selon sa destination. Le Guide d'emploi (Annexe B) les différencie en classes : SE1P, SE1M, SE2P, SE2M SE3P et SE3M. L’épaisseur moyenne d’un S.E.L. autoprotégé est de 1 mm, avec une épaisseur minimale locale de 0,8 mm. Sous protection dure, l’épaisseur moyenne d’un S.E.L. est de 1,2 mm, avec une épaisseur minimale locale de 1 mm. NOTE 1 : en cas d'incidents (perforations, etc.), le S.E.L. apparent est facilement réparable. Sous protection dure, la réparation n'est possible que sous protection désolidarisée. NOTE 2 : les systèmes mis en œuvre selon les présentes Règles professionnelles font l'objet d'une fiche système attestant de leurs performances (Annexe I) selon les critères (Annexe C) justifiant leur aptitude à l'emploi. NOTE 3 : dans le cas particulier d’application en une seule couche (voir 10.8), l’épaisseur moyenne du S.E.L. doit être de 1,5 mm, avec une épaisseur minimale locale de 1,3 mm. NOTE 4 : pour les résines projetées à chaud, l'épaisseur moyenne doit être de 2 mm avec une épaisseur minimale locale de 1,5 mm. 8.2 PROTECTION D'ÉTANCHÉITÉ Les S.E.L. sont : • soit autoprotégés, non circulables (sauf pour l’entretien) ou circulables, avec ou sans couche d’usure ou de finition pour des ouvrages directement circulables ; • soit sous protection dure rapportée, par collage ou désolidarisée ou sur plots, sous certaines conditions de performances définissant les S.E.L. de classe SE3 selon le Guide d'emploi de l’Annexe B. NOTE : la protection doit être exécutée dès que possible, dès la polymérisation du S.E.L., les dispositions étant stipulées dans la fiche système (voir modèle en Annexe I). 8.2.1 S.E.L. DIRECTEMENT CIRCULABLE S.E.L. avec ou sans couche d’usure ou de finition, de classe SE2P ou SE2M. 8.2.2 PROTECTION DURE COLLÉE Protection constituée d'éléments durs non gélifs (carreaux céramiques ou assimilés ou dalles de pierre naturelle) collés directement sur le S.E.L., de classe SE3P ou SE3M. Les règles de choix des éléments de revêtement de la protection dure collée sont définies dans le NF DTU 52.2 P1-1-3 et P1-2. Les dimensions minimales des éléments de revêtement sont de 7 cm x 7 cm. 8 DÉFINITION DU SYSTÈME D’ÉTANCHÉITÉ 16 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS Le présent document vise l'application des Systèmes d'Etanchéité Liquide (S.E.L.) sur ouvrages en maçonnerie neufs ou anciens, bruts ou revêtus définis au 9.2.1.1. Les jonctions balcons/planchers peuvent comporter des rupteurs de ponts thermiques assurant la continuité verticale et horizontale de l’isolation thermique au droit de ces jonctions. Les dispositions spécifiques de mise en œuvre des S.E.L. au droit de ces rupteurs sont définies à l'article 12. 9.1 SUPPORTS NEUFS 9.1.1 SUPPORTS EN PARTIE COURANTE 9.1.1.1 SUPPORTS ADMIS (TYPES) Les supports admis sont à base de liants hydrauliques : • dalles monolithiques en béton armé coulées en œuvre ou confectionnées à partir d'éléments préfabriqués en béton armé ou béton précontraint, de type A, B ou C, selon le NF DTU 20.12. Les présentes Règles ne visent pas les éléments porteurs du type D ; • formes de pente adhérentes à l'élément porteur ; • chapes ou dalles rapportées armées ou non, adhérentes à l'élément porteur : > caractéristiques des chapes rapportées : - épaisseur minimale : 3 cm ; - composition du mortier de chape: mortier prêt à l’emploi conforme à la norme NF EN 13813, de classe de performance ≥ C25-F5 ; > caractéristiques des dalles rapportées : - épaisseur minimale : 5 cm ; 8.2.3 PROTECTION DURE DÉSOLIDARISÉE Protection dure réalisée conformément aux dispositions du NF DTU 43.1, sur couche de désolidarisation et avec carrelage collé selon le NF DTU 52.2 P1-1-3. 8.2.4 PROTECTION PAR DALLES SUR PLOTS Dalles sur plots posées directement sur le S.E.L., dans les conditions du NF DTU 43.1. Sont visées les dalles en béton conformes à la norme NF EN 1339, les dalles en pierre naturelle conformes à la norme NF B10-601, les dalles céramiques conformes aux Règles professionnelles pour la conception et la réalisation des toitures-terrasses et balcons étanchés avec protection par dalles céramiques sur plots et les dalles en bois définies dans un DTA de système d’étanchéité pour emploi en dalles sur plots et les caillebotis. 8.2.5 PROTECTION PAR PLATELAGE BOIS Platelage en bois conçu et réalisé selon les prescriptions des Règles professionnelles pour la conception et la réalisation des toitures-terrasses et balcons étanchés avec protection par platelage en bois. 9 SUPPORTS 2e édition janvier 2024 > 17 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS - composition du béton, fabriqué sur chantier ou prêt à l'emploi : . conformité à la norme NF EN 206/CN ; . granulats conformes à la norme NF P 18-545 ou NF EN 12620, la dimension du plus gros granulat étant limitée à 16 mm ; . ciments admis : CEM I de classe 42,5 N, 42,5 R, 52,5 N, 52,5 R, CEM II/A ou B de classe 32,5 N ou 32,5 R, 42,5 N, 42,5 R, 52,5 N, CEM III/A de classe 42,5 N ou 52,5 L, CEM V/A de classe 32,5 N ou 42,5 N ; . dosage en ciment : 300 ± 50 kg/m3 ; . si prêt à l'emploi, classe de performance C20/25 selon la norme NF EN 206/CN. Avant réalisation de la chape ou de la dalle rapportée, une préparation adéquate du support est effectuée : - préparation avant chape : balayage frais sur frais du béton, rabotage, lavage à l'eau très haute pression (supérieure à 500 bars) ; - préparation avant dalle : grenaillage. 9.1.1.2 CARACTÉRISTIQUES DES SUPPORTS 9.1.1.2.1 pente La pente du support est définie par les DPM (Documents Particuliers du Marché). Elle doit répondre aux exigences indiquées dans le tableau 2 ci-dessous et être dirigée vers l'extérieur ou vers les évacuations d'eaux pluviales. 9.1.1.2.2 Planéité Les tolérances de planéité du support admissibles, à définir dans les DPM, sont les suivantes : • dans le cas d’un S.E.L. avec revêtement autoprotégé : 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous la règle de 20 cm (état de surface lissé selon le NF DTU 21) ; • dans le cas d’un S.E.L. avec protection par dalles sur plots ou par platelage bois : 10 mm sous la règle de 2 m et 3 mm sous la règle de 20 cm (état de surface surfacé selon le NF DTU 21) ; • dans le cas d’un S.E.L. avec carrelage collé : 5 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous la règle de 20 cm. L'état de surface lissé selon le NF DTU 21, soit 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous la règle de 20 cm, nécessite un reprofilage tel que décrit au 10.3.1. NOTE : l’application d’un S.E.L. ne peut corriger les défauts de planéité du support. La fonction étanchéité de ces revêtements n'est pas affectée par ces défauts, mais leurs conditions d'exécution et les tolérances de planéité du support peuvent conduire à la formation en service de flaches. NOTE : l’attention est attirée sur le fait que, par suite des tolérances de planéité des supports et des conditions d’exécution des revêtements, les ouvrages de pente inférieure à 2 % peuvent présenter, en service, des contre-pentes, flaches et retenues d’eau qui peuvent générer entre autres des gîtes larvaires permettant le développement des moustiques. Accessibilité du plancher extérieur Pente minimale Climat de plaine Climat de montagne DROM Non circulable (bandeaux, corniches, auvents, couronnements d’acrotères) ≥ 1 % ≥ 2 % Directement circulable (balcons, loggias, coursives, passerelles, gradins, escaliers, y compris les ouvrages saillants liés à ces planchers) 1,5 % ≤ p ≤ 5 % 2 % ≤ p ≤ 5 % Circulable sous protection dure 1,5 % ≤ p ≤ 5 % 2 % ≤ p ≤ 5 % Circulable sous protection sur plots 0 % ≤ p ≤ 5 % 1%≤p≤5% 2%≤p≤5% Tableau 2 - Pente minimale selon l'accessibilité du plancher extérieur 18 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS 9.1.1.2.3 Cohésion superficielle La surface a un aspect régulier exempt de laitance de ciment. Elle doit présenter une cohésion superficielle d'au moins 1 MPa pour les supports en béton de partie courante et pour les chapes en mortier de ciment. Voir en Annexe G-G.1, le contrôle de type 1 définissant la méthode de détermination de la cohésion superficielle. NOTE : préalablement à la mise en œuvre du S.E.L., le support est nettoyé, dépoussiéré (voir préparation au 10.2). 9.1.1.2.4 Enrobage des armatures des ouvrages béton Les aciers ne doivent pas apparaitre en surface. L’enrobage des armatures doit être conforme à l’Eurocode 2 (NF EN 1992-1-1 et à son annexe nationale). 9.1.1.2.5 Cas des supports sous protection dure Sauf spécifications particulières dans les DPM, les dalles en béton doivent respecter les limitations de la flèche nuisible au comportement des revêtements de sols fragiles définies par l'Eurocode 2 et reprises dans le fascicule FD P18-717 : Guide d'application des normes NF EN 1992. Lorsque l'ouvrage concerne plusieurs travées, la continuité mécanique du plancher doit être assurée sur les appuis intermédiaires. 9.1.2 SUPPORTS ADMISSIBLES EN RELIEFS Sont admis en reliefs, les supports ci-après solidaires de l’élément porteur : • les murs en béton banché (NF DTU 23.1) ou en béton préfabriqué ; • les enduits à base de ciment sur murs en béton, finition talochée, définis dans le NF DTU 26.1 ; • le chaînage en béton défini dans le NF DTU 20.1: 2020 Partie 1-1 - 5.6.3.3 dans le cas de façades maçonnées ; • les costières métalliques pour relevés (dans le cas des rupteurs de ponts thermiques). L’état de surface des bétons banchés, à définir dans les DPM, est celui du parement courant défini dans le NF DTU 21 et les caractéristiques de l’épiderme correspondent, pour le bullage, au critère E (1-1-1) du fascicule de documentation P18-503. NOTE : les supports en enduits monocouches et enduits sur isolant sont proscrits. 9.1.3 OUVRAGES PARTICULIERS Les ouvrages particuliers englobent notamment les retombées, les joints de gros œuvre, les dispositifs de collecte et d'évacuation des eaux pluviales, les traversées et pénétrations, les garde-corps et les petits ouvrages divers. Ils sont réalisés généralement en maçonnerie ou en métal. Les prescriptions concernant leur dimensionnement, leur planéité, leur état de surface, leur délai de durcissement et leur humidité, sont celles appliquées aux parties courantes. 9.1.4 ÂGE DU SUPPORT (DÉLAI DE DURCISSEMENT) Les éléments porteurs en béton ont au moins 28 jours d’âge avant l’application du S.E.L. Les ouvrages rapportés à base de ciment ont au moins 10 jours d’âge avant l’application du S.E.L. Les enduits de ciment en relevé ont au moins 10 jours d’âge avant l’application du S.E.L. Pour les ouvrages rapportés en mortier à séchage rapide, le délai est donné par le fabricant (voir 10.3). Les délais de séchage des ragréages sont conformes aux fiches techniques de leurs fabricants. 9.1.5 REPRISE DES DÉFAUTS La reprise des défauts du support non conforme aux 9.1.1 et 9.1.2 doit être traitée par le lot gros œuvre suivant les prescriptions décrites au 10.3. Ces prestations peuvent être sous-traitées à l’étancheur (consulter le tableau de répartition des prestations de l’Annexe A). 2e édition janvier 2024 > 19 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS 9.2 SUPPORTS ANCIENS 9.2.1 SUPPORTS EN PARTIE COURANTE Aux supports de partie courante énumérés au 9.1.1.1 s'ajoutent : • les revêtements rapportés, constitués par des éléments durs, adhérant directement à l'élément porteur, par exemple carreaux céramiques ou dalles de pierre naturelle ; • les dalles massives de balcon en pierre naturelle. Il est de la responsabilité du maître d’ouvrage, ou par délégation du maître d’œuvre, de faire réaliser une étude préalable de stabilité (voir Annexe A du NF DTU 43.5 : 2002 Partie 1). Cette étude préalable a pour objet de : • déterminer la nature des supports et des éléments porteurs, y compris en relevé ; • vérifier la stabilité des éléments porteurs et de leur structure porteuse, ainsi que celle des garde-corps ; • mesurer les pentes et vérifier l’adhérence des formes de pentes ; • repérer les avaloirs et les naissances d’évacuation des eaux pluviales ; • situer les joints de dilatation ; • repérer et quantifier les autres points singuliers ; • définir le mode constructif pour la réalisation des raccordements aux existants et autres particularités techniques (avaloirs, pentes) ; • repérer et quantifier les fissures (largeur, désaffleur) ; • vérifier l’absence de défauts internes (carbonatation, aciers corrodés, défaut d’enrobage des aciers, taux de chlorure élevé, alcali réaction, etc.) ; • définir le mode de réparation des pathologies mises en évidence, traitement des fissures, défauts d’enrobage par exemple, etc. (voir NF EN 1504-9). L’entreprise d’étanchéité suppose que les défauts internes n’existent pas ou ont été traités. 9.2.1.1 SUPPORTS REVÊTUS 9.2.1.1.1 Supports en éléments rapportés (carreaux céramiques ou assimilés ou pierre naturelle) En cas d'éléments durs (carreaux céramiques ou assimilés, pierre naturelle, etc.) collés ou scellés sur étanchéité, dépose complète pour revenir à l’élément porteur. En cas de carrelage scellé ou collé directement sur l'élément porteur, se rapporter à l’Annexe F « Étude préalable de reconnaissance d'un carrelage scellé ou collé ». En relevé, les plinthes sont déposées. NOTE : les S.E.L. n'ont pas pour effet de masquer le spectre des joints courants des éléments du revêtement. L'attention est attirée sur les conséquences esthétiques qui, sauf dispositions particulières, en découlent. 20 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS 9.2.1.1.2 Éléments porteurs en pierre naturelle La diversité des éléments porteurs rencontrés (origine et nature des pierres, etc.) impose des travaux préparatoires à déterminer cas par cas, en tenant compte de l'aspect final recherché. 9.2.1.1.3 Supports peints ou revêtus d’un S.E.L. L'application d'un S.E.L. sur revêtement existant est proscrite. Ce dernier est donc obligatoirement décapé sauf si une étude préalable de reconnaissance (Voir Annexe E), réalisée à la demande du maître d'ouvrage ou de son représentant, autorise, sous certaines conditions, l'application d'un S.E.L. 9.2.1.1.4 Supports à base de liant hydrocarboné (asphaltes) L'application d'un S.E.L. sur ce type de support n'est pas visée dans le présent document. 9.2.1.2 SUPPORTS NON REVÊTUS (SUPPORTS EN BÉTON OU EN MORTIER DE CIMENT) Le support béton est préparé suivant les prescriptions des 10.1 et 10.2 ci-après. La cohésion superficielle est contrôlée aussi bien en partie courante que dans les zones réparées. 9.2.1.3 PENTE ET PLANÉITÉ La pente et la planéité souhaitables sont celles définies aux 9.1.1.2.1 et 9.1.1.2.2. Elles peuvent être obtenues soit par reprofilage, soit par ponçage. NOTE 1 : la réalisation d'une forme de pente peut avoir pour conséquences la rehausse d'un seuil et d'un garde-corps et la modification de la menuiserie d'une porte-fenêtre. D'autres solutions alternatives (par exemple exécution d'un caniveau) sont déterminées en tenant compte des contraintes spécifiques de l'opération. NOTE 2 : une pente inférieure à celle définie dans le tableau 2 ou un défaut de planéité n'affecte pas la pérennité de la fonction étanchéité du S.E.L. mais peut conduire à une retenue d'eau susceptible d'entraîner une gêne pour l'usager. Une pente inférieure à 1,5 % peut entrainer des décollements de carreaux du fait de la stagnation d'eau. 9.2.2 SUPPORTS ADMISSIBLES EN RELIEFS En complément des supports définis au 9.1.2, les supports admis en reliefs comprennent: • la maçonnerie de petits éléments conforme au NF DTU 20.1 ou sous Avis Technique, enduite avec mortier minéral. Dans le cas d’enduit organique relevant de la norme NF EN 15824 ou de peinture relevant du NF DTU 59.1, décapage total nécessaire et nouvel enduit éventuel à appliquer selon support, conforme au NF DTU 26.1 et répondant aux exigences suivantes : - catégorie d’absorption par capillarité W2 (C ≤ 0,2 kg/m².min0,5) ; - finition lissée au sens du NF DTU 26.1 ; - mortier performanciel monocouche type OC1, OC2 ou OC3 : > de catégorie OC1, OC2 ou OC3 pour la maçonnerie de granulats courants et pour les briques, de résistance à l’arrachement Rt3 ; > de catégorie OC1 ou OC2 pour les briques exclusivement, de résistance à l’arrachement minimale Rt2 ; • les costières métalliques pour relevés, limitées aux zones de circulation piétons. Dans le cas d’un revêtement existant rapporté, type bardage, vêture, vêtage, pierre agrafée, etc., la partie basse doit être déposée pour réaliser le relevé sur l’un des supports ci-dessus (voir exemple en figure 10). 2e édition janvier 2024 > 21 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS *Voir le renvoi de l'avant-propos. 10.1 RECONNAISSANCE DES SUPPORTS La reconnaissance des supports réalisée entre l’entrepreneur d’étanchéité et le maître d’ouvrage ou son représentant habilité, a pour objet avant le début des travaux : • de vérifier que les supports et les ouvrages annexes sont conformes aux normes et aux NF DTU, à l’étude préalable et aux présentes Règles ; • de vérifier la porosité à la goutte d'eau du support ; Le temps d’absorption d’une goutte d’eau am doit être compris entre 60 et 240 secondes. - si am < 60 s, le support est très absorbant, appliquer une couche d’imprégnation pour réduire la porosité, définie dans la fiche système, avant la mise en œuvre du primaire ; - si am > 240 s, le support est fermé ou gras, une nouvelle préparation est souvent nécessaire ou faire un essai d’adhérence avec un primaire adapté. Voir en Annexe G - G.3, le contrôle type 3. • de vérifier la pente et la planéité ; • de relever les fissures (trace et ouverture), les désaffleurs ; • de reconnaître la présence de rupteurs thermiques ; • de reconnaître la présence d’Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE) en façade (voir exemple en figure 10) ; • d’effectuer une reconnaissance des revêtements de sol existants ; • de vérifier les évacuations des eaux pluviales (E.E.P.) et les trop-pleins ; • de vérifier la configuration des seuils de portes-fenêtres ; • de vérifier la hauteur des garde-corps et la conformité à la norme NF P01-012 ; • d’adapter les solutions constructives, notamment en rénovation ; • de vérifier la présence des joints de retrait ou de fractionnement, diapason, de dilatation ; • de s'informer auprès de l'entreprise de gros œuvre de la présence d'huiles de décoffrage ou de produit de cure. NOTE : en l'absence de réponse de l'entreprise de gros œuvre, la préparation du support sera faite en considérant la présence d'un produit de cure. Elle est matérialisée par une fiche d’acceptation des supports (voir modèle de fiche en Annexe D). NOTE : dans le cas d’un support ancien, il n’y a pas systématiquement présence d’une entreprise de gros œuvre. Dans ce cas, la reconnaissance du support a lieu entre la maîtrise d'ouvrage, la maîtrise d'œuvre et l'entreprise d'étanchéité. 10 MISE EN ŒUVRE DES S.E.L. SUR SUPPORT NEUF OU ANCIEN 22 > 2e édition janvier 2024 ‹ Retour sommaire ‹

RÈGLES PROFESSIONNELLES - S.E.L. BALCONS ET PLANCHERS SUR ESPACES NON CLOS 10.2 PRÉPARATION DU SUPPORT Préalablement à la mise en œuvre du S.E.L., le support est préparé par tous moyens appropriés (ponçage mécanique type diamant, type PCD [disque polycristallin] par exemple) pour obtenir la cohésion superficielle définie au 9.1.1.2.3. Le décapage chimique est proscrit. En présence de micro-organismes (algues, champignons, mousses, lichens), un traitement spécifique compatible avec le support et le S.E.L. doit être réalisé. En présence de produits « gras », ces derniers sont éliminés par tous moyens appropriés, (dégraissant spécifique, brûlage, etc.). Une vérification visuelle après traitement s’impose. Les fissures et joints font l'objet d'un traitement préalable spécifique (Voir respectivement 10.4 et 11.5). 10.3 TRAITEMENT OU REPRISE DES DÉFAUTS DU SUPPORT 10.3.1 DÉFAUTS DE PLANÉITÉ ET/OU DE PENTE DES PARTIES COURANTES Les défauts de planéité sont traités par élimination mécanique (repiquage, bouchardage, rabotage, meulage, etc.) pour les bosses et par reprofilage pour les creux et défauts de pente. Après préparation mécanique, il peut être nécessaire de rattraper la planimétrie d'ensemble. Le reprofilage (voir figure 1) ou les reprises de pente adhérente au support sont réalisés à l’aide : • d’un mortier hydraulique de classe R3 minimale selon la norme NF EN 1504-3 ; • d’un mortier de résine de classe R3 minimale suivant la norme NF EN 1504-3 ; • d'une pâte ou d'un enduit à base de résine ; • d’un tiré à zéro en résine décrit dans la fiche système ; • d’une chape en mortier adhérente à l’élément porteur conforme au 9.1.1.1 ; • d'une chape en mortier à prise rapide : chape adhérente C40-F6 selon la norme NF EN 13813 à retrait compensé formulée pour les usages en extérieur avec délai de mise en service de 24 heures au plus. NOTE : des procédés de la famille « chapes rapides » avec retrait sur éprouvette 4x4x16 < 400 µm/m (23 °C, HR 50 %) bénéficient d’Avis Technique pour les usages en adhérence en extérieur et répondent aux exigences ci-dessus. La hauteur h (voir figure 1) du bord franc doit être en adéquation avec la gamme d’épaisseur du produit de réparation choisi : • mortier hydraulique classe R3 h de 3 mm à 5 mm (voir fiche technique du fabricant) • tiré à zéro en résine h > 0 mm • chape mortier h ≥ 30 mm 10.3.2 DÉFAUTS D’ÉTAT DE SURFACE OU DE TEXTURE DES RELIEFS Le bullage des reliefs est repris par ratissage à l’aide d’une pâte à base de résine ou de mortier de surfaçage prévue à cet effet dans la fiche système. h Figure 1 : Exemple de reprofilage du support 1 2 3 1 - Profil plancher existant 2 - Profil après repiquage 3 - Profil après reprofilage Figure 1 - Exemple de reprofilage du support Légende 1 Profil du plancher existant 2 Profil après repiquage 3 Profil après reprofilage 2e édition janvier 2024 > 23 ‹ Retour sommaire ‹

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