TECHNIQUE 28 FAQ ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 ENVIRONNEMENT Comment adapter les toitures avec étanchéité apparente aux événements climatiques extrêmes ? Anticiper dès aujourd’hui les aléas climatiques de demain : c’est l’objet d’un guide rédigé par la Chambre syndicale française de l’étanchéité paru en juin dernier. Il se concentre sur les toitures avec revêtement autoprotégé car ces ouvrages font partie des plus exposés. GENÈSE01 Pourquoi rédiger un guide sur l’adaptation aux changements climatiques ? En tant qu’interface entre le bâtiment et son environnement, la toiture-terrasse aura, à terme, à faire face à des événements climatiques de plus en plus extrêmes. Il lui faudra donc résister à l’augmentation des températures, aux fortes précipitations, aux vents violents et à des épisodes de grêles souvent imprévisibles. Or, les ouvrages que l’on construit aujourd’hui sont ceux qui nous abriteront demain. Conclusion : il est fortement recommandé de les concevoir dès à présent selon des principes qui leur permettront d’affronter les conditions de demain. Jusqu’alors, « il n’existait aucun document dédié permettant d’appréhender ces problématiques au regard des procédés d’étanchéité avec membranes apparentes alors même qu’elles sont directement exposées », souligne Pascal Le Cœur président du groupe de travail « changement climatique » de la Chambre syndicale française de l’étanchéité (CSFE). C’est pourquoi, pour sensibiliser et accompagner ses adhérents mais aussi l’ensemble des acteurs de l’acte de construire, la CSFE a publié, en juin dernier, un guide sur l’ « Adaptation des toitures avec revêtements d’étanchéité apparents vis-à-vis du changement climatique ». « Il vise à fournir des repères techniques pragmatiques aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et entreprises, afin d’adapter les choix de conception. » « Ces recommandations s’inscrivent dans une démarche transitoire. Elles ne se substituent pas aux méthodes d’évaluation normatives, appelées à évoluer à long terme, notamment en matière de résistance à la chaleur, à la grêle ou aux UV. Elles constituent toutefois une base opérationnelle indispensable dans l’attente de ces évolutions, afin de renforcer dès à présent la durabilité, la résilience et la performance des ouvrages », précise Edwige Parisel, déléguée générale de la CSFE. BIBLIOGRAPHIE 02 Sur quelles données le guide s’est-il appuyé ? Outre les Règles de l’art applicables aux procédés d’étanchéité (NF DTU, Règles professionnelles, évaluations des procédés et normes), la CSFE s’est référée à plusieurs analyses scientifiques, en commençant par les rapports du GIEC, pour engager les réflexions à partir de données climatiques fiables. D’autres sont à son initiative et d’ailleurs disponibles sur le kiosque étanchéité-bardage de l’organisme. Il s’agit notamment de l’étude d’impact des procédés réflectifs de toiture réalisée par le bureau d’études Pouget Consultants, celle sur l’évolution des sollicitations des revêtements d’étanchéité de toiture liées au changement climatique et à la réglementation thermique (Tipee) ou encore le guide de bonnes pratiques pour la prévention des gîtes larvaires de moustiques-tigres. Le guide « Toitures biosolaires » de l’Adivet et l’ « étude d’impact des peintures réfléchissantes mises en œuvre en toiture des bâtiments tertiaires » rédigée par le CSTB et la DHUP complètent l’ensemble. SYSTÈMES 03 Pourquoi mettre en œuvre des étanchéités autoprotégées ? Les revêtements autoprotégés sont autorisés par les Règles de l’art sur toitures techniques et inaccessibles. Choisir ces procédés résulte généralement du fait qu’ils nécessitent moins de matériaux, moins de temps de mise en œuvre, moins de poids propre du complexe
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