Etanchéité.Info - Numéro 90 - Juin 2026

TECHNIQUE 29 FAQ ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 et donc moins de charges sur la structure mais aussi un entretien, des réparations et un démontage facilités. Néanmoins, le fait qu’ils soient apparents les rend plus exposés et donc plus vulnérables aux aléas climatiques et notamment à l’exposition aux UV, aux variations thermiques et à la grêle. « Ce constat impose l’emploi de revêtements conçus spécifiquement pour résister à ces contraintes », souligne le guide. TEMPÉRATURE 04 Comment permettre aux revêtements apparents d’éviter la surchauffe et de résister aux UV ? Pour adapter les toitures avec revêtements autoprotégés aux risques de surchauffe et dus aux UV, la CSFE recommande d’avoir recours à des membranes d’étanchéité autoprotégées de couleur claire et, plus précisément, dont le Solar Reflectance Index (SRI, Indice de réflectance solaire en français) est supérieur ou égal à 40. Cette caractéristique permet en effet de limiter l’augmentation de la température de la surface et de préserver ainsi sa durabilité ainsi que celle de l’isolant. Ces membranes réflectives participent aussi à la réduction des îlots de chaleur urbains et amélioreraient les performances d’éventuels modules photovoltaïques. De plus, dans certaines configurations (bâtiment localisé en région sud, peu isolé avec un fort besoin de climatisation), elles peuvent diminuer les besoins en consommation d’énergie. À noter que « la conception de toiture combinant des revêtements apparents sombres de SRI < 40 avec des isolants sensibles aux températures supérieures à 85 °C (le polystyrène expansé (PSE) particulièrement) n’est pas recommandée ». INDENTATION 05 Comment permettre aux revêtements autoprotégés de résister à la grêle ? Si une cartographie du risque de grêle n’existe pas en raison de la difficulté rencontrée pour prévoir ces événements, les anticiper dès à présent permet d’éviter les dommages futurs. Pour cela, « il faut privilégier les revêtements d’étanchéité apparents à forte résistance au poinçonnement ». Cette dernière est caractérisée par le classement I (indentation) du référentiel FIT (norme NF P-84-354 : classement d’aptitude à l’emploi des revêtements). Un classement I5 est recommandé. C’est notamment le cas de nombreux revêtements bitumineux en épaisseur minimale 5 mm, synthétiques en épaisseur minimale 1,5 mm et des systèmes d’étanchéité liquide (SEL). Il est toujours possible aux fabricants de justifier d’autres dispositions. GESTION DES EAUX PLUVIALES 06 Les toitures avec étanchéité apparente participent-elles à la rétention d’eau ? Les toitures avec étanchéité apparente ne sont pas adaptées à l’enjeu de rétention des eaux pluviales. En effet, la réglementation ne le permet pas, même provisoirement et même si les entrées d’eaux sont surélevées. INSECTE07 Qu’en est-il du risque moustique ? Les études menées par l’établissement public EID Méditerranée ont montré que l’eau stagnant sur les revêtements autoprotégés s’évapore suffisamment vite pour éviter la formation de gîte larvaire. Pour encore plus de sérénité en cas d’élément porteur à pente nulle, il est possible de créer une forme de pente en rapportant un isolant penté. SOLLICITATIONS 08 Pourquoi l’entretien est-il crucial contre les risques climatiques ? Les sollicitations auxquelles vont être soumises les toitures rendent d’autant plus importantes les opérations d’entretien et de maintenance. Les prescriptions minimales sont précisées dans les différents textes de référence. En outre, pour un revêtement de couleur claire, « sa valeur de SRI est assujettie à un entretien et un nettoyage régulier et adapté, conformément aux recommandations des fournisseurs », afin d’éviter son encrassement. AUTRES 09 L’ajout d’une protection lourde est-il efficace pour adapter les toitures au changement climatique ? De manière générale, une protection lourde, comme son nom l’indique, protège le revêtement d’étanchéité. Le guide intègre un tableau récapitulatif de l’ensemble des solutions existantes à ce jour (gravillons, protection lourde dure, végétalisation / jardin, toiture biosolaire) et de leur efficacité. Ainsi, elles peuvent permettre, sous certaines conditions et uniquement sur éléments porteurs béton, la rétention d’eau provisoire et le stockage des eaux de pluie. La transformation d’une toiture avec étanchéité apparente en toiture sous protection lourde doit faire l’objet d’une étude précise de vérification des capacités de portance de l’ouvrage. L’ajout d’une protection lourde induit toujours des charges supplémentaires et peut nécessiter le renforcement de la structure. Le guide est disponible sur le kiosque étanchéité-bardage de la CSFE : https://kiosque-etancheite-bardage.com/

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