Etanchéité.Info - Numéro 90 - Juin 2026

LE 1ER BAC PRÉ-CULTIVÉ CONFORME À LA LOI APER | CLIMAT ET RÉSILIENCE 10 cm de substrat Espace de biodiversité en toiture 10 espèces végétales NOUVEAUTÉ ! AUTOMNE 2 0 2 6 POIDS À CME : 102 KG/M² Fabrication française | Plastique recyclé RÉTENTION EN EAU : 46 L/M² HYDROPACK Bio10 www.leprieure1840.com 10 CM Hydropack Bio10 complète la gamme Hydropack Hydropack NéoLight Hydropack Néo Couvert sédum | 80 kg/m² Le Prieuré, inventeur et leader du bac précultivé pour les toitures végétalisées depuis 20 ans, étoffe sa gamme Hydropack. Couvert sédum | 60 kg/m² TÉMOIN 41 ÉTANCHÉITÉ.INFO #91 SEPTEMBRE 2026 FRÉDÉRIC CARRÉ L’isolation des toits exclue de MaPrimeRénov’ monogeste Après l’isolation des murs, c’est celle des toitures qui sort du dispositif d’aides à la rénovation énergétique lorsqu’il s’agit de travaux isolés. La décision a pris effet le 1er septembre dernier. C’est également le cas pour l’isolation des combles et le changement des fenêtres mais aussi des poêles à bois, à granulés, les inserts et, dans le cadre de la production d’eau chaude sanitaire seule, les systèmes combinés et autres gestes de chauffage seuls. Il ne reste plus que les pompes à chaleur utilisées pour se chauffer, le raccordement à un réseau de production de chaleur ou de froid et la dépose d’une cuve à fioul qui peuvent en bénéficier. Pour le ministère de la ville et du logement, il s’agit de concentrer les aides de l’État sur les rénovations d’ampleur. De leur côté, les professionnels du secteur tirent déjà la sonnette d’alarme. Pour la FFB par exemple, « il s’agit d’une décision incompréhensible et à contre-sens des ambitions environnementales affichées pour le secteur. Cette décision privera les ménages modestes d’une rénovation énergétique abordable car sans moyens face au coût excessif d’une rénovation globale de leur logement. Les travaux par étapes s’avèrent le seul chemin possible vers un logement plus économe en énergie. Cette décision mettra également en difficulté des milliers d’artisans et entrepreneurs du bâtiment qui subissent, pour la vingtième fois en trois ans, un changement de cap sur MaPrimeRénov’ ». Le mécontentement est tel qu’il pourrait nous faire descendre dans la rue. Une révision et un recalibrage du dispositif sont impératifs. Lors de ma rencontre avec le ministre de la transition écologique en juillet, je lui ai soumis deux solutions pour sortir de l’impasse : soit sortir les filières matures du dispositif et se concentrer sur une reprise gratuite des filières non matures, soit arrêter tout bonnement le service et le reprendre de manière plus équilibrée quand le contexte économique sera plus favorable. Aujourd’hui, les entreprises ne disposent pas d’une trésorerie suffisante pour tout assumer. Elles ne peuvent pas rester la seule variable d’ajustement. Cela vaut pour la REP mais aussi pour les impayés des intérêts moratoires, l’absence de garantie de paiement ou la hausse du coût des matières premières. Entre février et juin 2026, le prix du bitume a augmenté de 60 %, celui du PVC de 40 %, celui des plastiques alvéolaires de 30 %. Sans parler du gasoil qui a pris 20 %. Aujourd’hui, les marchés ne sont pas tous révisables et ce sont alors les entreprises qui doivent assumer seules ces surcoûts. Il faut que cela évolue. Les maîtres d’ouvrage et les fournisseurs doivent aussi participer. Il en va de la survie de nos entreprises. l

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